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Provoquer l’accouchement à 39 semaines réduirait le risque de césarienne

placenta foetus grossesse
Crédits : iStock

On conseille généralement aux femmes enceintes qui arrivent à terme “d’attendre” jusqu’à 41 semaines avant de déclencher le travail. Jusqu’à maintenant, provoquer l’accouchement plus tôt était considéré comme un élément susceptible d’amener à une césarienne. Une nouvelle étude publiée le 8 août dans le New England Journal of Medicine suggère pourtant le contraire.

Provoquer l’accouchement à 39 semaines réduit-il vraiment le risque de césarienne ? L’étude a impliqué plus de 6 000 femmes américaines ayant des grossesses saines. Elles ont été assignées de manière aléatoire : certaines ont vu leur accouchement provoqué au cours de leur 39e semaine de grossesse et d’autres ont attendu que le travail se fasse naturellement. Les résultats ont alors surpris les chercheurs : les femmes accouchant à 39 semaines étaient moins susceptibles d’avoir besoin d’une césarienne que les femmes qui attendaient que leur travail commence naturellement. De plus, le risque de complications majeures, telles que l’infection, l’hémorragie voir la mortinaissance, était à peu près le même pour les deux groupes.

Les résultats suggèrent ainsi qu’il est maintenant “raisonnable” pour les médecins de proposer le début du travail à 39 semaines aux femmes en bonne santé. « Je ne pense pas que la conclusion de cet article devrait être que nous devrions recommander ou encourager de déclencher l’accouchement à 39 semaines », explique au Washington Post le docteur Errol Norwitz, du service obstétrique et gynécologie de la faculté de médecine de l’Université Tufts (États-Unis). « Mais si quelqu’un vient à vous et souhaite déclencher l’accouchement, c’est une conversation que vous devriez avoir ».

De nombreuses femmes enceintes feraient en effet n’importe quoi pour éviter une césarienne : la procédure comporte les mêmes risques que ceux associés à une intervention chirurgicale majeure, et peut également entraîner des problèmes lors de futures grossesses. Le temps de récupération est également plus long.

Aux États-Unis, environ 31,9 % des accouchements se font par césarienne, selon les Centers for Disease Control and Prevention. En France, la moyenne tourne autour de 20 %. L’Organisation mondiale de la santé, de son côté, considère que le taux “idéal” pour les césariennes se situe entre 10 % et 15 %.

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