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Notre système solaire pourrait nous aider à identifier les planètes lointaines

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Signatures des principaux objets du système solaire. Crédits : Jack Madden / Institut Carl Sagan

La gradation périodique de la lumière des étoiles permet aux astronomes de repérer des exoplanètes à des centaines d’années-lumière. Mais comment savoir à quoi ressemblent ces corps ? Un nouveau catalogue de notre système solaire permet aujourd’hui une meilleure définition des planètes nouvellement découvertes.

Deux chercheurs ont récemment publié un catalogue détaillé des couleurs, de la luminosité et des lignes spectrales des corps de notre système solaire. Un nouvel outil qui permettra – à chaque fois qu’une exoplanète sera découverte – de comparer les signatures de ce nouveau monde avec celles des objets de notre système dans le but de « voir » à quoi il ressemble réellement. « C’est ce qu’un observateur extraterrestre verrait s’il regardait notre système solaire », explique à Gizmodo Lisa Kaltenegger, directrice de l’Institut Carl Sagan de l’Université Cornell (États-Unis) et co-auteure de l’étude.

En d’autres termes, grâce à ces nouvelles données, les astronomes pourraient deviner si une exoplanète ressemble à la Terre, à Mars, à Jupiter ou à tout autre objet de notre système. Au total, les chercheurs ont créé une base de données “d’empreintes digitales” pour 19 objets dans notre système solaire, y compris les huit planètes, les planètes naines Pluton et Cérès et neuf lunes. Leurs travaux sont publiés dans la revue Astrobiology.

Crédits : Jack Madden / Institut Carl Sagan

« Il est judicieux de tirer parti de tout ce que nous savons de notre propre système solaire », poursuit la chercheuse. « Nous avons des géantes gazeuses, des planètes rocheuses et toutes ces lunes intéressantes. Nous avons essentiellement fait une empreinte de référence ».

Ces types d’analyses seront notamment essentiels pour concevoir les futures missions phares de la NASA qui étudieront ces mondes. Par exemple, une planète remplie d’eau ne renverra pas les mêmes signatures qu’un monde complètement sec. « Les prochaines générations devront tenir compte de ce genre de choses, poursuit la chercheuse. La différence entre une oasis tropicale humide et une roche désolée et desséchée est énorme quand on cherche une planète habitable ».

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