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Enfin un projet européen pour réduire la chaleur dans les villes ?

Crédits : GoodFreePhotos

Un programme d’études européen tente de répondre à une des problématiques du réchauffement climatique : les canicules estivales en milieu urbain. Le projet Urban Fluxes a pour but d’aider à trouver des solutions dès la conception et rénovation des aménagements de la ville.

Une étude publiée estimait récemment qu’à l’horizon 2070, certains pays seront invivables à cause de la chaleur induite par le changement climatique. Par ailleurs, selon l’ONU, 70 % de la population mondiale vivra en ville d’ici à 2050. Dans un tel contexte, il est important de trouver des solutions pour limiter la température en milieu urbain, où les épisodes caniculaires sont souvent meurtriers.

Mieux gérer les flux de chaleur générés par les activités humaines en ville, tel est le but du projet européen Urban Fluxes actuellement développé en Crète (Grèce). Ce projet ayant fait l’objet d’une publication dans la revue Scientific Reports le 31 juillet 2018 dresse le constat suivant : ces dernières décennies, l’urbanisation n’a pas vraiment pris en compte les variations de température au sein des villes.

« Le projet Urban Fluxes est important parce que pour la première fois, et notamment grâce aux données satellitaires, on peut évaluer le bilan énergétique et sa répartition dans le temps. On peut aussi identifier localement les différents endroits où il y a de fortes concentrations de chaleur et des émissions élevées de chaleur causées par l’activité humaine », a expliqué le physicien Nektarios Chrysoulakis participant au projet, dans un reportage réalisé par Euronews.

Plusieurs types de stations météo sont utilisées par les chercheurs pour évaluer les conditions environnementales au sol dans la ville. Placées dans des endroits stratégiques, ces stations permettent d’obtenir en temps réel des données sur les flux de chaleur en ville d’après la mesure de la direction et de la vitesse du vent, de la température de l’air ainsi que du taux d’humidité.

Ces informations sont ensuite comparées aux données satellitaires issues du programme Copernicus afin d’élaborer un bilan général. Les chercheurs du projet Urban Fluxes ont testé ce dispositif à Héraklion (Grèce), Londres (Royaume-Uni) et Bâle (Suisse).

Les scientifiques estiment que le projet Urban Fluxes permettra de visualiser de manière plus efficace la répartition de la chaleur en ville. Outre une meilleure gestion de la population lors d’épisodes caniculaires, il s’agit surtout de rendre plus viables les projets de rénovation bioclimatique, ainsi que les études portant sur l’amélioration des conditions thermiques des centres urbains.

Sources

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