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Une expédition lancée pour récupérer des fragments d’une météorite récemment désintégrée dans le ciel américain !

Crédits : NOAA

Des chercheurs américains ont lancé une expédition afin de retrouver les restes d’une météorite ayant récemment explosé dans l’ouest des États-Unis. Il s’agit de la toute première fois qu’une expédition est organisée pour aller repêcher de tels restes !

La nouvelle est étonnante, car chaque jour des dizaines et des centaines de tonnes de météorites tombent sur notre planète, même si une écrasante majorité n’est que poussière. Cependant, il y en a parfois de plus imposantes, comme celle du 7 mars 2018 repérée dans le ciel à 25 km des côtes de l’État de Washington (États-Unis).

La population a entendu l’explosion et vu la météorite mais surtout, l’objet a été repéré par trois stations météo de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) qui a publié un communiqué le 11 juillet 2018 afin d’apporter des précisions. Le corps extraterrestre ayant explosé aurait éparpillé de nombreux morceaux, et pas moins de 1800 kilogrammes de matière reposeraient au fond de l’océan, à environ 100 mètres de profondeur.

La zone de chute n’est autre que l’Olympic Coast National Marine Sanctuary, un lieu où le plancher est assez lisse, permettant l’espoir de retrouver des fragments. Pour Marc Fries de la NOAA, il s’agit de la plus grande chute de météorite observée depuis une vingtaine d’années. L’intéressé a été en mesure d’organiser une expédition visant à récupérer des morceaux de la météorite. Il faut savoir que le fait de repêcher des météorites depuis le fond des océans n’a jamais été fait de manière délibérée, car les échantillons remontés par le passé n’étaient que le fruit du hasard, puisque contenus dans des sédiments destinés à d’autres recherches.

L’expédition de la NOAA a donc débuté le 1er juillet 2018 à bord du de l’EV Nautilus. Le premier jour, le sonar multi-faisceaux du navire a été utilisé sans succès. Le deuxième jour, les chercheurs ont utilisé les ROV Hercule et Argus, deux robots sous-marins télécommandés dotés de caméras et d’outils pour prélever des échantillons. Seulement, aucun morceau de météorite n’a été repéré.

Finalement, des sédiments ont été remontés à la surface : des petits morceaux de roche fondue d’un diamètre de 2 à 3mm. Marc Fries a estimé que ces morceaux provenaient de la croûte externe de la météorite, c’est-à-dire la croûte de fusion qui se forme lorsque l’objet entre dans l’atmosphère.

L’intéressé n’a aucun doute sur le fait qu’il s’agisse bien de morceaux de la météorite du 7 mars, car ceux-ci sont essentiellement faits de verre. En effet, il s’agit de matériaux qui ne durent pas longtemps dans l’eau de mer, ce qui témoigne d’une certaine « fraîcheur » des échantillons. Enfin, la NOAA communiquera sûrement ses résultats d’analyses dans un futur proche.

Sources : Live SciencesFutura Sciences

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