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Les comportements sexuels compulsifs sont désormais considérés comme des maladies mentales

Crédits : Wikimedia Commons

La dernière révision de la Classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la Santé a permis de ranger les “comportements sexuels compulsifs” dans la catégorie des troubles mentaux. En revanche, cela n’est toujours pas le cas de ce que l’on nomme l’addiction au sexe.

Le 18 juin 2018, la toute dernière révision de la Classification internationale des maladies de l’OMS (ICD-11) a été publiée, et le terme de «désordre mental» a été associé aux comportements sexuels compulsifs. L’OMS estime qu’il s’agit de troubles «caractérisés par une perte de contrôle intense à résister à des impulsions ou à des besoins sexuels répétitifs, générant du stress et des déficiences».

Il s’agit d’une situation dans laquelle la personne concernée aura énormément de mal à se contrôler et à résister à des impulsions relatives à des besoins sexuels répétitifs. Cela génère par ailleurs du stress et des déficiences. Il s’agit d’une obsession qui peut aller jusqu’à la négligence de sa propre santé, de ses responsabilités ou encore la perte d’attention pour d’autres activités et centres d’intérêt.

Alors que le nombre de personnes atteintes par ce genre de troubles est peu évident à quantifier, l’OMS a tout de même fait un pas en avant dans la reconnaissance de ces derniers. En revanche, il n’est pour l’instant pas question d’aller jusqu’à parler d’addiction sexuelle. En effet, des recherches doivent être menées pour prouver ou non qu’il peut s’agir d’une addiction, comme peuvent l’être l’alcool ou encore les jeux vidéos qui sont également apparus dans cette dernière révision de la Classification internationale des maladies.

En attendant qu’un jour cette notion d’addiction sexuelle fasse éventuellement son chemin, l’OMS a voulu classifier ces comportements sexuels compulsifs comme troubles mentaux afin de permettre aux personnes concernées de briser un certain tabou qui souvent, représente un obstacle à la demande de traitement. La non prise en charge de ces traitements par les assurances représente aussi une barrière, mais cela devrait également changer.

Sources : SlatePourquoi Docteur ?

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