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La procrastination, une histoire de génétique ?

Crédits : Pxhere

Selon une étude américaine, la procrastination, c’est-à-dire la tendance à remettre systématiquement certaines actions au lendemain, serait liée à notre génome. Comment cela est-ce possible ?

La procrastination est une tendance chronique à un peu tout remettre au lendemain, surtout dans le cas d’actes qui ne procurent pas de satisfaction immédiate à l’intéressé. Celui-ci, pouvant être également qualifié de « retardataire chronique », aura souvent du mal à se mettre en action.

Des chercheurs de l’Université d’État du Colorado (États-Unis) ont analysé la manière dont des jumeaux se fixaient des objectifs et les atteignaient, selon une publication dans la revue Psychological Science du 4 avril 2018. Daniel Gustavson, principal meneur de l’étude à déclaré :

« Tout le monde tergiverse parfois mais nous voulions explorer les raisons conduisant certaines personnes à tergiverser plus que les autres. »

Ainsi, les chercheurs ont voulu comprendre l’apport génétique éventuellement lié à la procrastination, concernant 181 jumeaux identiques et 166 jumeaux non identiques. En effet, les jumeaux identiques partageant l’intégralité de leur gènes contre seulement 50 % dans le cas des jumeaux non identiques, cela représentait un terrain idéal pour mesurer l’influence de la génétique sur les comportements en lien avec la procrastination.

D’après les résultats, la procrastination est bel et bien d’origine génétique, et donc héréditaire. En revanche, les scientifiques n’excluent pas que des facteurs externes tels que l’éducation ou encore l’influence d’autres personnes peuvent jouer leur rôle.

L’étude pointe également du doigt le fait que les personnes concernées par la procrastination ont un niveau de conscience professionnelle assez faible, rendant ces derniers moins ponctuels que les autres – mais également moins fiables, moins rigoureux et moins organisés dans leur travail. Les chercheurs ont tout de même un doute sur le rapport à ce trait de caractère, c’est à dire le fait de savoir si celui-ci est la source de la procrastination ou si la procrastination est la source de ce même trait de caractère.

Sources : Science DailyUniversity HeraldLe Journal de Montréal