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Pour la première fois, de l’hélium a été détecté dans l’atmosphère d’une exoplanète

L'exoplanète WASP-107b est un géant gazeux, en orbite autour d'une étoile de séquence principale de type K très active. L'étoile est à environ 200 années-lumière de la Terre. En utilisant la spectroscopie, les scientifiques ont pu trouver de l'hélium dans l'atmosphère qui s'échappe de la planète - la première détection de cet élément dans l'atmosphère d'une exoplanète. Crédit: ESA / Hubble, NASA, M. Kornmesser

Une équipe d’astronomes annonce avoir détecté de l’hélium dans l’atmosphère d’une planète qui orbite autour d’une étoile bien au-delà de notre système solaire. Une première.

Une équipe internationale de chercheurs dirigée par Jessica Spake de l’Université d’Exeter (Royaume-Uni), explique avoir détecté – grâce au télescope Hubble – de l’hélium dans la haute atmosphère d’une “super-Neptune” baptisée WASP-107b. Celle-ci a été découverte en 2017, et vous la retrouverez à 200 années-lumière de la Terre en direction de la constellation de la Vierge. L’hélium est quant à lui le deuxième élément le plus abondant de l’Univers, et l’un des constituants principaux des planètes Jupiter et Saturne. Ici, la “signature” de l’hélium était si forte que les astronomes suggèrent qu’il s’agit une haute atmosphère s’étendant sur des dizaines de milliers de kilomètres dans l’espace.

Il a longtemps été formulé que l’hélium pouvait être l’un des gaz les plus faciles à détecter sur les exoplanètes géantes. C’est désormais chose faite : cette découverte pourrait ouvrir la voie à la détection du gaz autour des exoplanètes de la taille de la Terre à travers la Galaxie. « Nous espérons utiliser cette technique avec le prochain télescope spatial James Webb », explique Jessica Spake, membre du département de Physique et Astronomie d’Exeter. « En mesurant la lumière infrarouge, nous pouvons voir plus loin dans l’espace que si nous utilisions la lumière ultraviolette ».

« L’hélium que nous avons détecté s’étend loin dans l’espace sous la forme d’un nuage ténu entourant la planète », explique Tom Evans, co-auteur de l’étude. « Si de plus petites planètes terrestres ont des nuages ​​d’hélium similaires, cette nouvelle technique offre un moyen passionnant d’étudier leurs atmosphères supérieures dans un très proche avenir ».

WASP-107b est une planète de très faible densité similaire à Jupiter, mais avec seulement 12 % de sa masse. Complétant une orbite autour de son étoile hôte tous les six jours, elle possède l’une des atmosphères les plus froides de toutes les exoplanètes découvertes à ce jour. En analysant le spectre de la lumière qui traverse la partie supérieure de l’atmosphère – et en partant du principe que chaque gaz a une signature qui lui est propre – les chercheurs ont alors pu détecter la présence d’hélium.

Vous retrouverez les détails de cette étude dans la revue Nature.

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Pour la première fois, de l’hélium a été détecté dans l’atmosphère d’une exoplanète
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Written by Brice Louvet

Passionné par les sciences, et relations humaines, je partage avec vous les nouvelles découvertes, des situations les plus insolites aux dossiers les plus intéressants



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