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Une grande quantité d’eau décelée dans l’atmosphère d’une exoplanète

Crédits : Wikimedia Commons / ESO

Une équipe internationale d’astronomes s’est récemment appuyée sur le télescope spatial Hubble de la NASA/ESA pour étudier l’atmosphère de l’exoplanète chaude : WASP-39b. Ils ont alors créé l’étude la plus complète de l’atmosphère d’une exoplanète en combinant ces nouvelles informations avec des données plus anciennes. Et surprise, il y a beaucoup d’eau.

Vous retrouverez WASP-39b en orbite autour d’une étoile semblable au Soleil à environ 700 années-lumière de la Terre. L’exoplanète possède une température de surface élevée du fait de sa proximité avec son étoile parente, et est de la même masse que Saturne, ce qui en fait ce que les astronomes appellent un “Saturne chaud”. L’étude a néanmoins révélé que WASP-39b était différente de Saturne à bien des égards. Non seulement elle n’est pas connue pour avoir un système d’anneau, mais elle présente aussi une atmosphère gonflée, exempte de nuages ​​de haute altitude. C’est cette caractéristique qui aura permis à Hubble de scruter au plus profond de son atmosphère, et de trouver… beaucoup d’eau, sous forme de vapeur.

Trois fois plus d’eau que Saturne, pour être exact. Les chercheurs ont également déduit la présence d’une grande quantité d’éléments plus lourds dans l’atmosphère. Ceci suggère à son tour que durant son histoire, la planète a été bombardée par du matériel glacé qui s’est ensuite rassemblé dans son atmosphère. Ce genre de bombardement n’est possible que si l’exoplanète s’est formée beaucoup plus loin de son étoile hôte qu’elle ne l’est actuellement : elle a donc migré vers l’intérieur. WASP-39b est maintenant huit fois plus proche de son étoile parente – WASP-39 – que Mercure du Soleil. Il ne lui faut par ailleurs que quatre jours pour accomplir une orbite.

La planète est également verrouillée, ce qui signifie qu’elle montre toujours le même côté à son étoile. En surface, la température grimpe jusqu’à 750 °C. Bien qu’un seul côté de la planète ne soit présenté à son étoile parente, de puissants vents transportent la chaleur du côté “clair” au côté sombre de la planète, où il fait donc aussi chaud.

Dans un second temps, l’équipe espère s’appuyer sur le télescope spatial James Webb – dont le lancement est prévu en 2019 – pour capturer un spectre encore plus complet de l’atmosphère de WASP-39b. L’instrument sera alors capable de collecter des données sur le carbone atmosphérique de la planète, qui absorbe la lumière de longueurs d’onde plus longues que celles observées par Hubble. En calculant la quantité de carbone et d’oxygène dans l’atmosphère, les chercheurs pourront en apprendre davantage sur l’histoire de la planète.

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