in

2018 devrait être la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée

Crédits : iStock

Un rapport de l’Organisation météorologique mondiale nous apprend que 2018 devrait être la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée. Par ailleurs, selon les tendances actuelles, le réchauffement pourrait atteindre les 3 à 5 °C d’ici la fin du siècle.

Après le Giec et l’ONU, place aujourd’hui à l’OMM (Organisation météorologique mondiale). Un nouveau rapport publié ce jeudi prévient que les températures enregistrées dans le monde sont aujourd’hui quasiment supérieures de 1 °C par rapport aux niveaux préindustriels. On y apprend également que les 20 années les plus chaudes ont été enregistrées au cours des 22 dernières années. Parmi elles, 2018 devrait également être la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée. L’Organisation averti par ailleurs que la hausse des températures pourrait atteindre les 3 à 5 °C d’ici la fin du siècle si rien n’est entrepris pour atténuer la tendance.

« Chaque degré a une incidence »

« Ce ne sont pas que des chiffres, explique Elena Manaenkova, secrétaire générale adjointe de l’OMM. Chaque degré de réchauffement a une incidence sur la santé humaine, l’accès aux aliments et à l’eau douce, sur l’extinction des animaux et des plantes, sur la survie des récifs coralliens et de la vie marine ».

réchauffement climatique OMM
La Terre se réchauffe dangereusement. Crédits : FastFlash / Pixabay

« Nous ne sommes vraiment pas en voie d’atteindre les objectifs climatiques et de freiner l’augmentation de la température. Si nous exploitons toutes les ressources en combustibles fossiles connues, l’élévation des températures sera considérablement plus élevée, ajoute Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM. Nous sommes la première génération à comprendre parfaitement le changement climatique et la dernière génération à pouvoir faire quelque chose à ce sujet ».

« Tripler les efforts »

Rappelons qu’il y a quelques jours, un rapport de l’ONU tirait une même sonnette d’alarme, notant que les gouvernements du monde entier devaient « tripler leurs efforts actuels pour atteindre l’objectif de 2 °C » fixé par les accords de Paris sur le climat en 2015. Ces nouvelles très négatives devraient être abordées dans quelques jours à l’occasion de la 24 COP, en Pologne. Jens Mattias Clausen, chef de la délégation de Greenpeace, s’est également exprimé en marge de ce rassemblement :

« Les preuves, si nous avions besoin de plus, continuent de s’accumuler. Les vagues de chaleur record, la glace de mer qui fond en Arctique, les cyclones tropicaux au-dessus de la moyenne et les incendies de forêt mortels sont une sonnette d’alarme qu’il est impossible d’ignorer, explique-t-il. Nous sommes en pleine crise climatique et ce rapport météorologique décrit une menace qui s’aggrave de plus en plus clairement. Ce n’est plus notre avenir qui est en péril ; notre présent est aujourd’hui en danger ».

De nombreuses mesures ont déjà été prises depuis quelques années, dans le but de minimiser les hausses de températures. Or, ces nouveaux rapports font un même constat : il faut faire plus. En espérant que ce rassemblement de la COP 24 permettra de rectifier le tir.

Source

Articles liés : 

Amazonie : L’équivalent « d’un million de terrains de football » perdus en un an

Le lait et la viande plus polluants que le pétrole ?

La viande cultivée en laboratoire bientôt disponible à la consommation aux États-Unis