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Jouer de la musique dans les champs pour remplacer les pesticides ?

Crédits : Pixabay

Les alternatives aux produits chimiques existent, en voici une énième preuve. Un paysan du sud de la France est parvenu à sauver ses cultures grâces à la musique !

Le monde de l’agriculture est partagé entre ceux qui pensent que les pesticides et autres fongicides sont indispensables pour la bonne santé des cultures et une bonne récolte, puis les autres, cherchant des méthodes alternatives plus naturelles, respectueuses de l’environnement et de la santé des consommateurs.

Il y a dix ans, Gilles Josuan, un fermier des Bouches-du-Rhône, a fait le constat de l’atteinte de ses 60 plants de cucurbitacées (potirons, potimarrons, courges) par le mosaïcisme, une maladie virale. L’agriculture conventionnelle conseillait d’arracher toutes ses plantes et de repartir de zéro mais l’intéressé ne l’a pas entendu de cette oreille et s’est mis en quête d’une autre méthode.

“Je suis tombé sur le site de l’entreprise Genodics qui proposait de soigner les plantes avec les protéines de musique. Je n’avais rien à perdre, j’ai donc voulu essayer !”, a déclaré Gilles Josuan à France Inter.

Le but est simple : jouer de la musique pour les plantes durant 5 à 7 minutes par nuit, par le biais d’appareils alimentés grâce à des panneaux solaires. Ainsi, le virus a battu en retraite, selon Gilles Josuan, bien que ce dernier soit toujours présent, ses plants n’en portent plus aucune trace.

La société Genodics mise depuis 2008 sur une approche totalement différente : les vibrations de musique. Selon les chercheurs, lorsque l’on fait le bon choix de mélodie, les vibrations combattent les virus, bactéries et autres champignons et par la même occasion, permettent de se passer presque entièrement de pesticides.

Crédits : Genodics

“Pour faire simple, lors du processus de synthèse des protéines, les acides aminés produisent des notes. Une mélodie spécifique à chaque protéine est ainsi émise (…). Il faut connaître les protéines pertinentes de la pathologie que l’on veut combattre puis l’isoler et trouver le chant de la protéine pour en stimuler ou inhiber sa synthèse”, a expliqué Genodics au Figaro.

Crédits : Genodics

Dans notre pays, près de 130 agriculteurs suivent aujourd’hui cette méthode et celle-ci semble séduire de plus en plus. Gilles Josuan a noté que ses rendements étaient désormais supérieurs, au point de rendre jaloux ses voisins !

Sources : France Inter – Le FigaroPositivR

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