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L’instinct maternel aurait une origine biologique innée !

Crédits : PublicDomainPictures / Pixabay

L’instinct maternel est au centre de nombreuses recherches scientifiques et psychologiques quant à son origine et son influence biologiques et psychiques sur l’enfant. La théorie de l’attachement proposée par la psychiatre et psychanalyste John Bowlby met en avant l’importance de la relation mère-enfant dans le développement social et émotionnel des nouveau-nés. Une nouvelle étude vient accompagner ces propos en assignant une origine biologique innée dénuée de toute influence culturelle à l’instinct maternel. 

D’après un groupe de chercheurs de l’Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development (États-Unis), l’instinct maternel, notamment la réponse des mères aux pleurs de leur bébé, serait un phénomène biologiquement inné qui ne dépendrait d’aucun conditionnement extérieur. En effet, dans un article publié dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), l’équipe de scientifiques nous révèle un comportement maternel commun face aux pleurs des bébés.

L’étude IRM (Imagerie de Résonance Magnétique) du système cérébral de 684 jeunes mamans originaires de 11 pays différents répartis aux quatre coins du monde a permis d’observer les zones du système cérébral impliquées dans l’instinct maternel. L’entente des pleurs des bébés activerait des aires cérébrales responsables de la motricité et de la parole, ce qui pousserait les mères à prendre leur nouveau-né dans leur bras pour le rassurer.

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En effet, l’observation continue établie pendant 5 mois, du comportement des mères au centre de l’étude, révélait une réponse comportementale commune. Les chercheurs en marge de l’étude concluent : « Ces résultats laissent penser que les réponses des mères aux pleurs de leur bébé sont bien programmées dans le cerveau et communes à l’ensemble des cultures ».

Bien comprendre les procédés neurologiques impliqués dans la mise en place de l’instinct maternel permettrait de prévenir les risques de maltraitance infantile et ainsi de réagir en conséquence. Ces résultats accompagnent ceux d’autres études différenciant les réponses des mères et des pères face aux pleurs des bébés : les pères n’y répondraient pas aussi intensément, ce qui laisse penser que les processus neurologiques paternels auraient une origine différente.

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