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Voici S-MAD, le drone qui s’accroche aux murs comme un insecte

Crédits : capture Youtube / Createk Design Lab

Cet avion-drone développé par une université québécoise est capable de s’accrocher aux murs à la manière d’un insecte tout en adoptant une approche de trajectoire digne de celle d’un oiseau !

Une équipe du Createk Design Lab de l’Université de Sherbrooke (Québec) a mis au point un avion-drone baptisé S-MAD, un acronyme signifiant (Sherbrooke’s Multimodal Autonomous Drone). Celui-ci peut voler à une vitesse de 25 km/h en direction d’un mur sans s’y écraser puisqu’ayant la capacité de s’y poser en douceur avant de redécoller comme le montre la vidéo à visionner en fin d’article.

Il s’agit d’un avion-drone commun acheté dans le commerce par les universitaires qui l’ont ensuite modifié. Le S-MAD a alors été équipé de « pattes » munies de « microgriffes » tout comme les insectes lui permettant de s’agripper solidement à une paroi verticale. De plus, le drone peut se poser sur différents types de surface rugueuses telles que l’asphalte, la brique ou encore le béton comme l’explique Dino Mehanovic, chef du projet développé dans le cadre de son master.

Si la caractéristique permettant au drone de s’accrocher aux murs est inspirée des insectes, la manière d’appréhender en vol l’approche de la paroi est quant à elle inspirée de celle des oiseaux. Ceci a été rendu possible en équipant le S-MAD de capteurs de distance, de vitesse et d’orientation ainsi que d’accéléromètres ayant pour but de détecter l’imminence de l’impact et de déclencher le freinage du moteur.

Les chercheurs ont également pensé aux applications du S-MAD pouvant servir à la détection et à l’observation comme le précise Dino Mehanovic :

« Le drone peut se percher sur des bâtiments élevés à des locations difficiles d’atteinte et réaliser des tâches d’inspection ou de surveillance. »

Plusieurs de ces drones pourraient également fonctionner en équipe et partir en reconnaissance après une catastrophe de type tremblement de terre, incendies de forêt ou autres. L’appareil est en cours d’amélioration et l’équipe québécoise tente de perfectionner le dispositif de freinage et d’imaginer de nouvelles manœuvres afin de permettre au drone de s’approcher de parois dont la surface n’est pas assez rugueuse pour les fameuses microgriffes.

Sources : EngadjetL’Usine Nouvelle

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