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SpaceX étudie quatre sites d’atterrissage pour les futures missions vers Mars

Crédits SpaceX

L’avenir spatial à moyen terme semble bel et bien faire cap sur Mars et dans cette optique, la société SpaceX travaille avec la NASA pour identifier les sites d’atterrissage potentiels à la fois pour son atterrisseur Red Dragon, mais également pour les missions habitées ultérieures sur la planète rouge.

Avant de penser aux futures missions qui se poseront sur Mars, ce que l’on compte y chercher et les colonies que l’on pense y établir, il est une question primordiale à élucider : où atterrir sur Mars ? La société SpaceX semble être décidée à se rendre sur la planète rouge en y envoyant d’abord Red Dragon, son atterrisseur martien dérivé du cargo spatial SpaceX Dragon.

Au cours d’un symposium qui a eu lieu le samedi 18 mars dernier concernant l’exploration de la surface martienne et les retours échantillons, Paul Wooster de SpaceX a déclaré que la compagnie avait travaillé en collaboration avec le JPL (Jet Propulsion Laboratory) de la NASA, ce qui leur a permis d’identifier quatre sites d’atterrissage potentiels, dont un qui se veut très prometteur. Tous se situent dans l’hémisphère nord de la planète.

SpaceX

La complexité dans l’identification de ces sites se situe au niveau des critères contradictoires qui s’imposent. En effet, il est nécessaire d’être suffisamment proche d’un accès à de grandes quantités de glace près de la surface pour pouvoir soutenir l’établissement d’une colonie humaine. Dans le même temps, il faudra que le site soit aussi suffisamment proche de l’équateur pour avoir accès à l’énergie solaire et bénéficier de meilleures conditions thermiques. Ainsi, l’accent a été mis sur quatre sites qui ne dépassent pas des latitudes de 40° par rapport à l’équateur.

Trois régions, Deuteronilus Mensae, Phlegra Montes et Utopia Planitia, ont semblé idéales depuis les images de la caméra à résolution moyenne du MRO (Mars Reconnaissance Orbiter). Cependant, lorsque ces régions ont été étudiées avec les images à haute résolution de HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment), une autre caméra installée sur la sonde MRO, ces trois sites se sont avérés être très rocheux.

Le curseur risque probablement d’être placé sur une quatrième région, Arcadia Planitia, qui semble réunir toutes les conditions pour un atterrissage sans risque et d’où il serait possible de bien travailler. Ce site offre en effet un terrain plat, polygonal et qui ne présente que peu (ou pas) de rochers.

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