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Les restes d’un repas vieux de 400 ans découverts en Sibérie

Crédits : iStock

Les restes d’un repas à base de navets vieux de 400 ans ont été retrouvés dans un pot en argile par une équipe d’archéologues dans la ville de Tara fondée en 1 594 qu’on retrouve dans l’oblast d’Omsk, en Russie.

Si vous deviez quitter votre table au moment du dîner à cause d’un incendie vous menaçant, que resterait-il de vos victuailles ? Probablement rien. Mais il arrive parfois que l’on tombe sur des restes insoupçonnés comme en témoignent ces fouilles menées par l’archéologue Maria Chernaya, chef du laboratoire de recherche archéologique et ethnographique en Sibérie occidentale à l’Université d’État de Tomsk, en Russie, qui révélaient il y a quelques jours les restes de navets confinés dans un pot en argile et visiblement protégés de l’incendie ravageur qui aura contraint cet ancien soldat à laisser sa gamelle.

Le repas préservé retrouvé aux côtés de morceaux de verrerie vénitienne (allemande ou tchèque, ces morceaux probablement destinés à être exportés vers la Russie), ainsi que des restes de bas et de chaussures tricotées, appartenait sans doute à un soldat tsariste ou un exilé politique d’après les chercheurs qui voient en ces découvertes une chance de pouvoir comprendre l’histoire de ce site historique à partir duquel les tsars ont étendu leur domination vers l’est, direction la Sibérie.

Mais la découverte la plus surprenante reste bien ce navet découvert au fond d’un pot en argile à côté de la cuisinière. Ce pot d’argile, « korchaga » en russe, n’était pas destiné à la cuisson des aliments, mais leur conservation. Lorsque le feu s’est déclaré, la température était si élevée que le navet a littéralement « cuit » dans le pot. Les archéologues ont également évalué que le navet avait été cueilli en automne plusieurs semaines avant l’incendie. Il faisait partie des stocks d’hiver, suggérant ainsi que l’incendie s’est déclaré en hiver ou au début du printemps.

Notons qu’à l’époque, Tara était une ville militaire et pendant une longue période, cette ville forteresse se tenait à la frontière avec la steppe, protégeant des territoires occupés par les Russes.

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