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Les pulsations cardiaques pourraient nous dire si nous allons mourir dans les 20 ans à venir

Crédits : Buecherwurm65/Pixabay

Une toute récente étude émanant de chercheurs chinois stipule qu’il est possible de prédire les potentiels risques de décès dans les deux prochaines décennies. Comment? En calculant le nombre de pulsations cardiaques par minutes.

Plus les battements du cœur sont rapides, plus les risques sont élevés. Il s’agit de la conclusion de l’étude menée par des chercheurs de l’Université de Qingdao, située dans l’est de la Chine. Leurs résultats ont fait l’objet d’une publication dans le Canadian Medical Association Journal le 23 novembre 2015.

La fréquence cardiaque au repos pourrait devenir un test afin de prévoir un éventuel décès dans les 20 années suivantes. Cela n’étonne pas vraiment puisqu’en général, les médecins s’accordent pour dire qu’une personne avec une fréquence cardiaque basse serait en bonne santé.

Il se trouve que les chercheurs chinois, emmenés par le Dr Dongfeng Zhang, ont réussi à évaluer de manière précise les risques en cas de fréquence cardiaque rapide. Selon les chercheurs, les personnes présentant une fréquence cardiaque au repos de 80 battements par minute (bpm) auraient 45 % de risque en sus (comparé à une personne à 45 bpm) de décéder à cause d’un problème de santé dans les deux décennies suivantes.

« L’association de la fréquence cardiaque au repos avec un risque de toutes causes de mortalité est indépendante des facteurs de risques traditionnels comme les maladies cardiovasculaires, suggérant que la fréquence cardiaque au repos est un prédicateur de la mortalité dans la population générale » indique le Dr Dongfeng Zhang.

En général, la fréquence cardiaque moyenne au repos varie entre 60 et 100 bpm. Ainsi, les chercheurs pensent que le risque est plus important d’environ 9 % pour chaque tranche de 10 bpm supplémentaires, dans le cas d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de crise cardiaque.

Cette conclusion a été élaborée grâce au passage en revue de 46 études impliquant près d’1,2 million de personnes suivies sur une moyenne de 21 ans. Les chercheurs ont alors constaté, lors de cette période, un nombre de 78.349 décès, dont 25.800 pour cause de problèmes cardiaques, et ont établi un lien entre la fréquence cardiaque au repos et le risque de décès.

« Les preuves disponibles ne valident pas complètement la fréquence cardiaque au repos comme un facteur de risque, mais qu’il s’agit d’un marqueur de mauvais état de santé » poursuit le Dr Dongfeng Zhang.

Si la fréquence cardiaque au repos atteint 90 bpm, les risques semblent toutefois bien réels. Les chercheurs préconisent une activité physique régulière, mais également de régulièrement contrôler sa fréquence cardiaque.

Sources : MedisiteThe Telegraph

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