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Des toilettes éclairées à l’urine sont testées en Angleterre

Crédits : Hans / Pixabay

En partenariat avec l’ONG Oxfam, une université de Bristol (Angleterre) a mis au point et teste actuellement un prototype de toilettes où c’est l’urine qui produit l’électricité. Le but ? Utiliser ce procédé pour rendre plus sûrs les camps de réfugiés.

C’est la West of England University située à Bristol en Angleterre qui teste actuellement ce dispositif de toilettes éclairées à l’urine, un dispositif développé par les chercheurs de cette université en collaboration avec l’ONG anglaise Oxfam. Ces toilettes ont été “judicieusement” installées à proximité du bar des étudiants de l’université, où étudiants et professeurs sont priés de “faire don de leur urine pour alimenter des piles à combustible microbiennes, intégrées à l’ensemble“, comme l’explique le site de l’université.

Ces piles à combustible microbien utilisent la dégradation de matière organique pour produire directement de l’électricité. Le rôle de l’urine ici est de stimuler les microbes, afin de générer davantage d’électricité. Que des avantages pour les chercheurs qui ont mis au point ce prototype, notamment son coût et sa durée de vie. “Une pile à combustible microbienne coûte environ 1 livre à produire, et notre prototype, aux alentours de 600 livres (826 euros). Cela représente un atout significatif, d’autant que la technologie a une durée de vie en théorie inépuisable” assure le professeur Ioannis Ieropoulos, directeur du centre de bioénergie de Bristol.

Un avenir dans les camps de réfugiés

À terme, cette technologie est destinée à rendre plus sûrs les sanitaires utilisés dans camps de réfugiés. C’est dans cette optique là que l’université a signé un partenariat avec l’ONG Oxfam, qui lutte contre la pauvreté dans les pays en difficulté. “C’est toujours un défi d’éclairer des zones loin de toute source d’énergie. Vivre dans un camp de réfugiés est suffisamment difficile pour ne pas y ajouter la menace d’être agressé dans des endroits mal-éclairés la nuit. Le potentiel de cette invention est énorme” a déclaré à ce sujet Andy Bastable, responsable de l’eau et des installations sanitaires à Oxfam.

Source : uwe

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