in

2 semaines d’activité réduite suffisent pour abîmer notre corps

Crédits : Pixabay

Une récente étude suggère que le simple fait de rester inactif pendant deux semaines suffit pour entraîner des effets néfastes sur le corps. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez rapidement inverser la tendance.

Nous savons que le fait de faire du sport permet de maintenir une bonne santé mentale et cardiovasculaire. Bouger permet également de réduire les risques de cancer et d’obésité. Ces maladies se développent avec le temps. Mais peut-il y avoir des effets néfastes à plus court terme ? Comment réagit le corps après quelques jours de sédentarité seulement ? Une équipe de chercheurs s’est penchée sur la question. L’étude, présentée lors de la réunion de l’Association européenne pour l’étude du diabète, nous révèle que notre organisme se retrouve rapidement affecté.

14 jours suffisent

Pour ces travaux, les chercheurs ont recruté 28 adultes d’âge moyen (32 ans) en bonne santé. Sur cet échantillon, 14 étaient des femmes, et 10 étaient des hommes. Tous avaient un IMC de 24, jugé “normal”, et tous étaient particulièrement actifs. Ces personnes effectuaient plus précisément au moins 10 000 pas par jour dans le cadre de leurs activités quotidiennes. Certains faisaient du sport, mais pas plus de deux heures par semaine.

Les chercheurs ont alors demandé à ces personnes de réduire leurs activités physiques pendant 14 jours. Passant de 10 000 pas par jour à environ 1 500. Ce qui s’apparente à un comportement sédentaire. En moyenne, cela signifiait que chaque participant passait environ 103 minutes de plus au repos par jour. Des tests (cardiovasculaires, respiratoires, tour de taille, etc.) ont été effectués avant le début de l’expérience, puis au bout des 14 jours. Et les résultats ont été surprenants.

Il en est ressorti que les niveaux de condition cardio-respiratoire avaient chuté de 4 % chez tous les participants. Tous avaient également pris en moyenne un centimètre de tour de taille, et 0,5 % de graisses dans tout le corps (foie, sang, etc.). La résistance à l’insuline avait aussi légèrement augmenté. « L’étude a montré que deux semaines d’activité physique réduite ont entraîné une modification des marqueurs de santé associés au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires », confirme Kelly Bowden Davies, des universités de Newcastle et de Liverpool et principale auteure de l’étude.

Même une courte période de sédentarité peut avoir un impact négatif sur la santé. Crédits : Pixabay

Inverser la tendance

La bonne nouvelle, c’est que si tout va effectivement très vite dans un sens, cela va également très vite dans l’autre. Il a en effet été relevé qu’au bout de 14 jours de reprise d’activités régulières seulement, tous les indices étaient revenus à la normale. Comme quoi, même une légère augmentation d’activité peut avoir un effet positif sur la santé générale. « Essayez simplement d’être plus actif. Vous vous sentirez mieux, et si vous essayez de perdre du poids, cela pourra vous aider aussi, conseille Edmund Giegerich, du NewYork-Presbyterian Brooklyn Methodist Hospital. Il n’est pas nécessaire de courir un marathon. Marcher, c’est bien. Se lever, et bouger ».

Notons tout de même la taille de l’échantillon, qui est relativement petit. Il serait intéressant d’effectuer des analyses supplémentaires sur un plus grand nombre de personnes, et sur une durée un peu plus longue.

Articles liés :

Muscler son cerveau par des activités insolites

Un seul entraînement peut activer votre métabolisme pendant des jours

Cette bactérie serait la clé pour de meilleures performances sportives