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15 méthodes de tortures d’un autre temps : Le supplice du rat, la roue de Catherine, etc – 2/3

Crédits : jon57 / Pixabay

Cet article en trois parties fait un tour d’horizon des méthodes de torture les plus barbares pratiquées au cours des derniers millénaires, et ce principalement sur notre continent. 

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—– Le taureau sicilien

Cet instrument de torture prend la forme d’un animal, il s’agit du taureau sicilien, appelé également taureau d’airain ou taureau de Phalaris. Au VIe siècle avant Jésus-Christ, un tyran de Sicile nommé Phalaris a laissé derrière lui la légende du taureau, symbole de sa cruauté. Le taureau de Phalaris est l’œuvre de Perillos d’Athènes, l’ayant expérimenté la première fois avant de le livrer. Il sera utilisé jusqu’au Ve siècle de notre ère.

L’illustre poète Dante (1265-1321) reprendra cette première fois dans le Chant XXVII de l’Enfer (vers 5 à 12), dans la première partie de la Divine Comédie :

« Comme le taureau de Sicile qui mugit pour la première fois, et ce fut justice, les plaintes de celui dont la lime l’avait fabriqué, et transformait la voix du tourmenté en mugissements, de sorte que, quoique d’airain, il semblait ressentir la douleur… »

Le taureau sicilien était creux et fait de métal. Le bourreau enfermait la victime dans le taureau par le biais d’une trappe sur son flanc, et allumait un feu en dessous. La victime finissait donc rôtie.

—– La roue de Catherine

La roue de Catherine (ou la roue à rayons) a été utilisée depuis l’Antiquité. Le but était d’attacher une victime pour la torturer en la faisant tourner parfois jusqu’à la mort. Les hagiographies (littératures saintes) légendaires des martyrs chrétiens parlent parfois de roues de fer garnies de pointes destinées à déchirer les chairs. Cette dernière version ne serait qu’un mythe présent notamment dans La Légende dorée, rédigée entre 1261 et 1266 par l’archevêque de Gênes Jacques de Voragine. Dans cet ouvrage se trouve le récit relatif à Sainte-Catherine d’Alexandrie, exécutée pour avoir repoussé les avances de Maxence, empereur romain du IVe siècle de notre ère. Voici un extrait :

« Alors un officier de l’empereur lui conseilla de faire faire quatre roues garnies de lames de fer et de clous très aigus, afin de la mettre en pièces, qu’un supplice aussi cruel effrayât les autres chrétiens. Et l’on disposa les roues de façon que deux tournaient dans un sens et deux dans un autre, afin que les unes déchirassent ce que les autres auraient épargné. »

—–Le supplice du rat

Cette technique est peut-être la plus horrible d’entre toutes et nous viendrait de la Chine médiévale. Il s’agit ici de placer un seau retourné sur le ventre d’une victime, emprisonnant un rat à l’intérieur. Le bourreau chauffait le fond du seau et le rat, cherchant instinctivement à fuir la chaleur, creusait son chemin dans l’estomac du condamné. Une variante existait, reprise dans Le Jardin des supplices d’Octave Mirbeau, paru en 1899, considéré comme une monstruosité littéraire :

« Le supplice du rat: un rat affamé placé dans un pot avec un petit orifice fixé contre les fesses d’un condamné. Avec un fer rougi au feu, on l’asticotait pour qu’il cherche une sortie et finisse par la trouver en s’ouvrant un passage avec ses griffes et ses dents. »

—– Le berceau de Judas

Cette affreuse technique visait à placer le condamné nu sur la pointe d’une pyramide en bois après avoir été tiré vers le haut par un treuil. Le poids entier de la victime reposait sur son coccyx, son scrotum, anus ou vagin…et le bourreau pouvait balancer la victime de haut en bas sur la pointe par le biais de cordages ou encore attacher des poids à ses poignets et ses chevilles (pour les tirer vers le bas, donc vers le pic), par exemple en les lâchant de différentes hauteurs.

Une mort longue est très douloureuse. La victime mourrait rarement sur le coup, mais souvent d’infection, car le « matériel » n’était jamais nettoyé.

—– L’âne espagnol

Utilisé autrefois par l’Inquisition espagnole, cet outil est horrible. Fait de bois et doté de pointes, cet âne est disposé tel un tréteau de bricoleur. La victime était forcée de s’installer à cheval sur l’appareil, tandis qu’on lui attachait des poids aux pieds. Avec le temps, le condamné pouvait être découpé en deux parties.

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Sources : Le Tribunal du NetFirerankTheologe.de – BNF (références littéraires)