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Seulement 10% des personnes parviennent à résoudre ce problème de logique

Crédits : Capture vidéo

Dès lors que l’on connaît la solution, tout devient d’une logique implacable. Pourtant, seulement 10 % des personnes qui tentent de résoudre ce problème de logique mis au point dans les années 1960 par un psychologue cognitiviste parviennent à trouver la bonne réponse. 

C’est dans les années 1960 que le psychologue cognitiviste, Peter Wason a mis au point un problème de logique qui, en théorie, est très simple. Intitulé « la tâche de sélection de Wason », ce problème a pour objet de montrer tout le paradoxe de l’esprit humain. Plutôt efficace puisqu’environ 90 % des personnes qui tentent de le résoudre échouent.

L’énoncé :

Quatre cartes comportant un chiffre sur une face et une couleur sur l’autre sont disposées à plat sur une table. Une seule face de chaque carte est visible.

Les faces visibles sont les suivantes : 5, 8, bleu, vert. Quelle (s) carte (s) devez-vous retourner pour déterminer la véracité de la règle suivante : si une carte a un chiffre pair sur une face, alors elle est bleue sur l’autre face.

Il ne faut pas retourner de carte inutilement, ni oublier d’en retourner une.

C’est à vous…

Voici le bon raisonnement :

Il faut en réalité prendre la proposition à l’envers. En effet pour que la règle énoncée soit fausse, il faudrait tirer une carte avec un chiffre pair et l’autre face qui n’est pas bleue. Il faut donc retourner la carte 8, car c’est un nombre pair et si l’autre face n’est pas bleue, alors la règle est fausse. Et il faut retourner la carte verte, car l’on doit vérifier que le nombre sur l’autre face n’est pas pair.

Retourner la carte bleue est inutile, car même s’il y a un nombre impair de l’autre côté, la règle n’est pas remise en question. Retourner la carte 5 est aussi inutile, car la règle n’interdit pas qu’une carte qui a un chiffre impair sur une face soit bleue aussi sur l’autre face.

Grâce à ce problème dit de « la tâche de sélection de Wason », deux biais du cerveau humain ont été mis en avant. D’un côté, le biais de vérification, qui veut que l’homme cherche naturellement à vérifier une règle plutôt que la réfuter, et de l’autre côté, le biais d’appariement, qui pousse l’homme à se concentrer sur les éléments donnés dans le problème.

Source : slate