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Depuis 10 ans, des scientifiques mettent sur pied une arche de Noé 2.0

Crédits : Wikimedia Commons

Alors que notre planète est en train de subir sa sixième extinction de masse, deux scientifiques se sont mis en tête de créer une arche de Noé assez particulière. Depuis plus de 10 ans, la Frozen Ark conserve l’ADN et les cellules des espèces animales pour les générations futures.

C’est à l’université de Nottingham que le projet Frozen Ark a vu le jour il y a plus de dix ans grâce à un couple de scientifiques britanniques, Bryan Clarke, décédé en 2014, et sa femme Ann. Le but de leur arche de Noé 2.0, trouver et conserver le patrimoine génétique de toutes les espèces animales vivantes sur Terre. A ce jour, 48 000 échantillons appartenant à quelque 5500 espèces ont été recueillis, allant du tigre de Sibérie à la panthère de l’Amour. « Certains jugent notre action défaitiste. Les plus hostiles à notre projet sont les conservationnistes, pour qui tous les efforts devraient être consacrés à sauver les espèces en danger », explique le professeur Ed Louis, l’un des administrateurs de Frozen Ark.

Si, aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de pouvoir recréer un organisme à partir d’ADN, les générations futures auront sans doute les moyens technologiques pour faire renaître les espèces disparues. C’est en tout cas ce que croit Ann Clarke qui explique également que « si nous ne conservons rien, nous n’aurons même pas le choix. »

Les derniers chiffres de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ne sont pas réjouissants. Selon eux, environ 41 % des espèces d’amphibiens et 26 % des espèces de mammifères sont menacées d’extinction. Les récifs coralliens, où vivent plus de 25 % de toutes les espèces marines, pourraient disparaître d’ici 2050 en raison de l’impact de l’activité humaine et du changement climatique.

Source : Le Vif