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    C’est confirmé : une toute nouvelle forme d’ondes gravitationnelles vient d’être détectée

    Pour la première fois une onde gravitationnelle issue de la fusion de deux pulsars a été détectée et, cerise sur le gâteau, elle a même été observée par 70 télescopes, sur terre et en orbite. L’onde GW170817 signe vraiment la naissance de l’astronomie gravitationnelle.

    Le 18 août dernier le chercheur J. Craig Wheeler, de l’université du Texas, publiait un tweet annonçant que LIGO avait peut-être détecté une nouvelle forme d’ondes gravitationnelles. La source de cette onde gravitationnelle pourrait alors être la collision de deux étoiles à neutron. À ce stade, nous ne faisions que spéculer, car rien n’avait été officiellement confirmé ou réfuté, mais suite à cette « annonce » de nombreux télescopes, dont Hubble, avaient tourné leur objectif en direction de la possible source de cet événement située dans la galaxie elliptique NGC 4993, à 130 millions d’années-lumière dans la constellation de l’Hydre. C’est désormais confirmé, deux mois plus tard !

    Il a fallu tout vérifier, et rédiger, mais c’est officiel : pour la première fois, une onde gravitationnelle issue de la fusion de deux pulsars a bien été détectée. L’onde GW170817 signe ici une découverte qui pourrait considérablement élargir notre compréhension des ondes gravitationnelles et des événements dramatiques qui en sont à l’origine.

    Lorsqu’une étoile se meurt après avoir brûlé son carburant, son enveloppe externe se volatilise et son coeur s’effondre sous l’effet de la gravitation et donne naissance à une étoile à neutrons. Imaginez un petit objet de moins de vingt kilomètres de diamètre dont la masse volumique est de l’ordre d’un milliard de tonnes. Ces gigantesques boules concentrées tournent très rapidement sur elles-mêmes, certaines plusieurs centaines de fois par seconde et possèdent des champs magnétiques extrêmement puissants. En tournant, ces résidus d’étoiles projettent des faisceaux de radiation très intenses dans l’espace autour d’elles. Et si la Terre se trouve dans l’axe du faisceau, on a alors l’impression de voir « pulser » l’étoile à neutron: d’où leur nom.

    La masse respective des deux pulsars est environ de 1,1 et 1,6 fois la masse du Soleil. En se rapprochant, elles ont fini par fusionner, ou presque. Les deux cadavres d’étoiles se sont en fait mis en orbite autour de l’autre à une distance d’environ 300 kilomètres, déformant ainsi l’espace-temps et envoyant des ondulations dans l’univers. C’est la première fois qu’un tel phénomène est observé pour des pulsars.

    La découverte permettra désormais de mieux cerner la physique des étoiles à neutrons et les éjections de matière qui ont lieu lors de leur fusion. Ces « rapprochements » d’étoiles sont en effet soupçonné de jouer un rôle important dans de nombreux phénomènes astrophysiques, comme la formation des éléments chimiques les plus lourds du Cosmos.

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    Vaut-il mieux consommer des fruits et légumes cultivés avec des pesticides ou ne pas en manger du tout ?

    La prise de conscience grandissante sur les effets physiologiques et environnementaux engendrés par l’utilisation agricole de pesticide a provoqué d’intenses changements comportementaux chez les consommateurs. Se diriger vers des produits issus d’une agriculture biologique est maintenant devenu une évidence, mais reste difficilement accessible par tous. L’apport de fruits et légumes conventionnels reste-t-il préférable que son non-apport ?

    Cela fait maintenant plusieurs années que les autorités sanitaires nous assiègent de slogans et de campagnes préventives sur la consommation conseillée de 5 fruits et légumes par jour. Ce quota suffirait à réduire les risques de maladies cardiovasculaires et à prévenir le développement de cancers, diabète, obésité et diverses autres maladies. Riches en fibres, vitamines et minéraux, les fruits et légumes sont indispensables à la réalisation des réactions métaboliques régissant le maintien et le bon fonctionnement des processus physiologiques de notre organisme.

    Or, depuis de nombreuses années, de nouvelles études et recherches menées sur les pratiques de l’agriculture conventionnelle, c’est à dire majoritairement sur l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques, avancent des conséquences physiologiques néfastes à la consommation de fruits et légumes cultivés au sein de système agricole conventionnel. Cependant, vouloir s’en priver pour en éviter les effets néfastes, mais sans complémenter son alimentation par la consommation de fruits et légumes d’origine bio n’est pas forcement une bonne idée.

    Crédit : Pexels / Pixabay

    D’après Luc Multigner, médecin épidémiologiste à l’Inserm et spécialiste de l’effet des substances chimiques environnementales sur la santé, « il vaut mieux consommer des fruits et légumes quitte à ce qu’ils soient contaminés en pesticides plutôt que s’abstenir d’en consommer. Le bénéfice certain d’un tel apport alimentaire est bien supérieur à un risque hypothétique entraîné par leur contamination en pesticides. » Un trop fort taux en pesticide provoquerait inévitablement une intoxication alimentaire, phénomène pour l’instant impossible dû aux normes sanitaires mises en vigueur.

    Le rapport-bénéfice/risque serait donc favorable. Pour tout de même en diminuer les risques, sans forcement avoir recours à des produits biologiques, il serait préférable de se diriger vers des produits issus d’une agriculture raisonnée, ou l’utilisation de pesticides et d’intrants est limitée.

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    Des millions de micro-explosions à la surface du Soleil ?

    Pourquoi la surface du Soleil, où la température atteint les 5 500 degrés celcius, est-elle des milliers de fois plus froide que la « couronne solaire », où la température atteint plusieurs millions de degrés ? Des millions de micro-explosions à la surface du Soleil pourraient expliquer ces températures vertigineuses.

    Pourquoi la couronne solaire est-elle beaucoup plus chaude que les régions situées juste au-dessous ? Avez-vous déjà essayé de faire bouillir de l’eau en posant une casserole sur un bloc de glace ? La température de surface de notre étoile est d’environ 6.000 kelvins mais celle de la couronne, la partie principale de son atmosphère qui s’étend sur des millions de kilomètres, dépasse, elle, le million de degrés. Pourquoi ? Véritable casse-tête, cette vieille énigme semble être résolue grâce aux observations de missions spatiales étudiant le Soleil. En cause : des millions de nano-explosions agissant de concert et créant des poches de plasma extrêmement chaudes.

    Cette idée avait déjà été proposée dans les années 1960, et bien qu’elle ait été étudiée depuis, il a toujours été difficile de détecter ces micro-explosions légères qui semblent onduler à travers la photosphère des milliers de fois par seconde. Une nouvelle étude menée par Shin-nosuke Ishikawa, de la Japan Aerospace Exploration Agency, nous livre aujourd’hui un aperçu de ce phénomène. Le programme FOXSI (Focusing Optics X-ray Solar Imager) développé par l’université du Minnesota (Etats-Unis), la Nasa et l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise, consiste en effet à étudier les radiations émises par la couronne solaire au moyen de télescopes à rayons-X lancés depuis la Terre. Un premier engin avait été lancé en novembre 2012, mais une seconde fusée lancée en 2014 – équipée d’instruments 100 plus sensibles – a permis de comprendre les mécanismes en cours.

    Les télescopes de FOXSI-2 ont enregistré, en effet, une région de la couronne solaire où la température atteint les 10 millions de degrés. Pourtant, aucune activité visible n’avait été détectée à cet endroit au même moment. Les chercheurs suggèrent alors la présence de milliers de nano-explosions, un million de fois moins intenses que les éruptions solaires, agissant de concert et créent des poches de plasma extrêmement chaudes. Ces explosions n’ont pour l’heure pas été observées directement, mais les chercheurs comptent s’appuyer sur la fusée FOXSI-3 – dont le lancement est prévu en août 2018 – pour les étudier plus en détail. De quoi comprendre ce qui se cache derrière l’atmosphère la plus chaude du système solaire.

    Les résultats sont rapportés dans Nature Astronomy.

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    L’ex-ouragan Ophelia se déchaîne sur l’Irlande

    Ophélia a finalement été déclassé du statut de phénomène tropical et placé en statut post-tropical par le National Hurricane Center à seulement 600 kilomètres au large du pays, ce qui est probablement un record de proximité… La perturbation a toutefois continué de propager ses vents violents vers le nord, en concernant principalement l’Irlande. Les rafales mesurées ont localement dépassé les 180 km/h et provoqué, sans surprise, de nombreux dégâts et coupures de courant. Trois personnes seraient décédées selon un bilan provisoire.

    Après s’être rapproché anormalement près de l’Europe en statut de phénomène tropical, l’ouragan Ophelia a fini par s’abîmer en interagissant avec la circulation typique de nos latitudes, comme cela était attendu. L’ex-ouragan a néanmoins continué de générer des vents tempétueux, alimentés par l’énergie libérée lors de son « baptême » extratropical (voir plus bas) en causant des dégâts sur une partie du Royaume-Uni. À l’heure actuelle, on a pu relever des rafales jusqu’à 190 km/h au large de l’Irlande (à Fastnet Rock). A Cork, une portion du toit d’un stade de football s’est effondrée sous la force du vent et le toit d’une école a également été projeté dans les airs comme en témoignent les photos suivantes. D’un point de vue plus général, les rafales dépassent facilement les 100 à 150 km/h suivant les endroits avec de nombreux arbres couchés ou des toitures abîmées. Les écoles et de nombreux autres services publics ont été fermés face à ces conditions particulièrement dangereuses. Plusieurs centaines de milliers de foyers sont actuellement privés d’électricité et l’on dénombre malheureusement des morts (3 selon un bilan provisoire de la police irlandaise). La majeure partie de l’Irlande est actuellement placée en vigilance rouge vent violent.

     

    Source : twitter @Independent_ie & @NadineORegan

    L’image ci-dessous est une image satellite de ce lundi 16 octobre dans le canal vapeur d’eau, elle permet d’estimer le contenu en vapeur d’eau de la moyenne et haute troposphère (environ 5 à 10 km d’altitude). Les zones blanches sont riches en vapeur d’eau ou signalent la présence de nuages, les zones sombres ont un contenu faible en vapeur d’eau.

    Source : Dundee SRS.

    L’enroulement sombre visible au sud-ouest de l’Irlande signale l’intrusion d’air très sec venu de la haute atmosphère, dont une partie provient certainement de la basse stratosphère. Celui-ci s’engouffre en spirale autour de l’alimentation chaude et humide venue des tropiques (matérialisée par la spirale blanche) et fait partie d’un processus d’intensification non-tropical que l’on retrouve fréquemment dans les « bombes » dépressionnaires ; les dépressions qui connaissent une phase de renforcement très rapide. C’est par ce processus que l’ex-Ophelia a pu maintenir de forts vents voir même se renforcer temporairement.

    Pour finir, le diagramme ci-dessous retrace la vie et les différents visages thermiques de ce système, initialement à cœur froid, développant par la suite une organisation tropicale à coeur chaud puis la perdant progressivement en remontant vers le nord. Le point de départ se situe au point A et le diagramme se parcours le long de la ligne vers le point final, Z (qui est la prévision à 42h). Les ronds indiquent, par leur couleur, la pression au centre du système et par leur largeur, la taille du rayon des vents violents (les légendes sont à droite). On distingue une ré-intensification temporaire au point C avec une baisse de la pression centrale. Une fois cette cure de jouvence terminée, la dépression va aller se perdre au sud de la Norvège, affaiblie, en y occasionnant un passage perturbé assez classique.

    Source : http://moe.met.fsu.edu

    Avec Monsieur Météo

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    Un cas rare d’infanticide suivi de cannibalisme observé chez le chimpanzé

    Des biologistes ont récemment assisté à une scène rare et macabre en pleine nature. Quelques secondes seulement après avoir donné naissance à son bébé, un mâle du même groupe s’est rué sur la progéniture avant de le tuer, et de le manger dans un buisson.

    L’infanticide chez les mammifères est largement répandu. Il est effectivement pratiqué la plupart du temps par les mâles dans le but d’assurer leur descendance. C’est du moins ce que révélait une étude parue dans Science en 2014. L’infanticide suivi de cannibalisme est en revanche beaucoup plus rare, et cette récente observation pourrait notamment expliquer pourquoi les chimpanzés femelles ont tendance à se cacher pendant des semaines, voire des mois, après avoir donné naissance.

    Comme le rappelle Hitonaru Nishie, de l’Université de Kyoto au Japon, « on sait peu de chose sur la façon dont les chimpanzés donnent la vie dans la nature« ; même si la vie de ces primates est assez bien documentée, seulement cinq naissances ont en effet été observées à ce jour. Nishie et ses collègues, de leur côté, étudient les chimpanzés dans les montagnes de Mahale, en Tanzanie, depuis quelques années. Selon eux, l’une des raisons pour lesquelles il y a si peu de témoignages à ce sujet est dû au fait que les femelles quittent souvent le groupe quelques minutes après avoir donné naissance, et ne reviennent pas avant que leur progéniture n’ait atteint l’âge de quelques semaines ou de quelques mois. Cette absence a d’ailleurs été décrite comme une sorte de « congé de maternité » chez le chimpanzé.

    Ainsi, il y a quelques mois, les chercheurs ont été surpris d’assister à la naissance d’un nouveau-né devant les 20 autres membres du groupe. Mais le « miracle de la vie » a rapidement tourné au cauchemar pour la femelle et son petit. Quelques secondes seulement après avoir vu le jour (la femelle n’a pas eu le temps de toucher son petit), l’un des mâles du groupe s’est en effet rué sur le nouveau-né pour l’emmener dans un buisson. Les chercheurs ont retrouvé le mâle environ une heure et demie plus tard, assis dans un arbre en train de manger la moitié inférieure du nourrisson. Une heure plus tard il ne restait plus rien.

    « Cet événement tragique pourrait expliquer pourquoi certaines femelles ont tendance à se cacher pour accoucher, explique la chercheuse. Dans ce cas précis, la mère n’a pas eu le temps de prendre son congé maternité. S’il s’agissait de sa première grossesse, je prédis qu’elle s’éclipsera pour donner naissance la prochaine fois« , dit-elle. Les cas d’infanticide et de cannibalisme sont néanmoins extrêmement rares chez les chimpanzés. « Je travaille avec une communauté de chimpanzés en Afrique de l’Ouest depuis 20 ans et je n’ai jamais été témoin de cela« , note la chercheuse, suggérant « qu’une telle violence pourrait être plus fréquente dans des groupes plus importants, où il y a plus de concurrence pour les ressources« .

    Les détails de cette étude ont été publiés dans the American Journal of Physical Anthropology.

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    Ouragan Ophelia : pourquoi la Bretagne s’est réveillée sous un ciel d’apocalypse

    Scènes apocalyptiques en Bretagne et Loire-Atlantique, où le ciel s’est paré de feu depuis ce week-end, accompagné d’une forte odeur de feu. En cause : le passage remarqué de l’ouragan Ophélia au large des côtes bretonnes.

    Ophélia frappe aujourd’hui l’Irlande et l’Ecosse, tourbillonnant avec des vents qui soufflent encore à plus de 150 km/h. Dans son sillage, du sable venu du Sahara arraché par le vent flotte dans l’air, tout comme des odeurs d’incendie en provenance du Portugal où les feux sont en train de sévir. Voici pourquoi la Bretagne et la Loire-Atlantique se sont réveillées ce matin sous un ciel couleur dorée, tapissé d’une odeur de brûlé. Sur Internet, les témoignages se multiplient :

    « Vous êtes très nombreux à vous inquiéter sur les conditions atypiques de la matinée (…) Il s’agit des particules de sables qui sont en suspension dans l’air Breton depuis maintenant samedi« , rassure sur son site web Météo Bretagne, qui se base sur 70 stations météo de la région. « Concernant l’odeur de feu, pas de panique là non plus. De violents incendies ravagent malheureusement le Portugal et la partie ouest de l’Espagne. Ces incendies se sont déclarés ce week-end et sont particulièrement importants », précise la chaîne météo.

    Ophélia remonte actuellement vers l’Irlande. Les services météorologiques ont notamment placé huit comtés de l’ouest et du sud du pays en « alerte rouge » à partir de ce lundi matin, en raison de prévisions faisant état de rafales de vent dépassant les 130 km/h et d’un risque d’inondations et de « dégâts structurels« . Le ministère irlandais de l’Education a par ailleurs ordonné dans un communiqué que « toutes les écoles, collèges et autres établissements d’enseignement restent fermés lundi« . Les transports scolaires ont également été annulés. Les autres zones du pays, dont la capitale Dublin, sont en « alerte jaune » ou « orange », avec de fortes pluies attendues.

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    Avec très peu de moyens, des chercheurs sont parvenus à recréer en laboratoire le dangereux virus de la variole

    Avec un financement et des moyens techniques limités, des chercheurs canadiens sont parvenus à synthétiser une souche active du virus de la variole, une terrible maladie totalement éradiquée en 1977. Une souche de cette maladie pourrait désormais entrer dans la composition d’une nouvelle arme bactériologique.

    En 2010, le monde entier fêtait les 30 ans de l’éradication de la variole de la surface du globe, intervenue officiellement le 26 octobre 1977, date du dernier cas connu localisé en Somalie. Cette maladie se caractérise principalement par une sorte de « mouchetage » de pustules (éruption vésiculo-pustuleuse). Durant le XXe siècle seulement, près de 300 millions de personnes sont mortes à cause de la variole.

    Assisterons-nous à un retour de cette maladie ? En effet, les virologues David Evans et Ryan Noyce de l’Université d’Alberta (Canada) ont voulu montrer qu’il était possible de créer des agents pathogènes pour l’humanité avec assez peu de moyens techniques et financiers. Comme l’indique une publication dans la revue Science du 6 juillet 2017, les chercheurs ont choisi le virus de la variole.

    Ainsi, les recherches menées ont permis de recréer en laboratoire un des virus les plus dangereux connus, dont la souche virale est très complexe, avec seulement 100.000 dollars de budget et du matériel génétique commandé sur Internet, à savoir les fragments d’ADN nécessaires à l’expérience.

    Comme l’indique le rapport (PDF en anglais / 58 pages) issu d’une conférence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) portant sur la variole, qui s’est déroulée du 2 au 3 novembre 2017 à Genève (Suisse), l’expérience menée par les chercheurs canadiens n’avait « pas requis de connaissance ou d’expertise biochimique exceptionnelles, ni d’investissement ou de temps particulièrement importants », une déclaration plutôt inquiétante.

    Les chercheurs ont créé une souche équine (cheval) mais il serait éventuellement possible d’obtenir une souche humaine du virus avec des moyens similaires. Cette expérience montre qu’il est effectivement possible de recréer de dangereux virus avec peu de moyens et lorsque l’on imagine leur utilisation dans le cadre d’armes biochimiques, cette perspective est alarmante. Si les chercheurs y voient plutôt une occasion d’élaborer de nouveaux vaccins, la crainte du bioterrorisme est tout de même compréhensible.

    Sources : Science & VieSciences et AvenirLe Figaro

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    Les traumatismes vécus pendant l’enfance provoqueraient une altération des connexions neuronales

    En occident, entre 5 et 15 % des enfants dont l’âge est inférieur à quinze ans sont sujets à des violences physiques ou sexuelles. Ces traumatismes laissent des traces et semblent corréler avec une augmentation du taux de suicide et des risques de dépression. Les scientifiques se sont longuement interrogés sur ce lien de cause à effet : ils nous en révèlent aujourd’hui l’origine.

    Les effets provoqués par des traumatismes vécus pendant l’enfance tels qu’une envie suicidaire supérieure à la moyenne et des risques de dépression accrus proviendraient d’un développement cérébral anormal ! Les chercheurs du McGill Group for Suicide Studies nous font part de cette découverte dans un nouvel article publié dans la revue scientifique American Journal of Psychiatry : les enfants maltraités auraient en effet une altération des connexions neuronales.

    Ces malformations cérébrales trouveraient leur origine au niveau du cortex cingulaire antérieur, une zone du cerveau responsable du processus de régulation des émotions. Les cellules composant cette partie du système cérébral détiendraient des anomalies structurelles et fonctionnelles ! C’est principalement au niveau des axones, ces fibres nerveuses acheminant l’information jusqu’aux neurones, qu’ont été observées ces malformations !

    Les axones sont recouverts d’une gaine de myéline composée de cellules de Schwann. Ces gaines se développent pendant l’enfance et ont pour rôle de protéger le système responsable du flux d’information neuronal. Les scientifiques avaient d’ores et déjà mis en lien un développement anormal de la matière blanche, cet amas d’axones myélinisés, avec des traumatismes subis pendant l’enfance, sans pour en autant en définir avec plus de précisions les anomalies présentes.

    Crédits : Wikimédia

    Dans une nouvelle étude expérimentale, l’équipe canadienne s’est donc tournée vers l’étude post-mortem du système cérébral de différents individus : 27 sujets morts par suicide suite à une dépression, 25 morts par suicide, mais n’ayant pas subi de sévères traumatismes et 26 personnes jugées psychologiquement saines. Les différences se révèlent flagrantes : seules les personnes maltraitées durant leur enfance présentaient une diminution de l’épaisseur de la gaine de myéline. Ce déficit de myéline proviendrait d’une dérégulation de l’expression génétique des cellules censées produire les cellules de Schwann.

    Nous avions déjà mis en lien dans un précédent article l’influence des expériences vécues pendant l’enfance sur l’expression génétique de gènes responsables d’inflammations. Ces malformations cérébrales étant dues à une dérégulation de l’expression génétique, nous pouvons penser que les traumatismes vécus pendant l’enfance pourraient aussi provoquer des épimutations affectant l’expression génétique du gène responsable de la production de la gaine de myéline. La diminution de cette dernière affecterait directement le transfert d’informations entre les parties du cerveau régulant les émotions et le système de récompense, d’où des risques accrus de tomber en dépression ou de développer un comportement suicidaire chez les enfants maltraités.

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    Une épée de l’ère viking retrouvée en Norvège !

    Depuis 2006, c’est près de 2000 objets en provenance de l’ère viking qui furent retrouvés sur le territoire norvégien ! Récemment, une épée longue de 92,8 cm refit surface sur les pentes du comté d’Oppeland, au sud du pays. D’après les anthropologues, ce serait « l’épée la mieux conservée jamais trouvée dans toute la Norvège » ! 

    C’est à près de 1650 mètres d’altitude et tout à fait par hasard que deux chasseurs de rennes tombèrent né à né avec l’épée. La poignée était enfoncée dans les rocheuses, tandis que la lame pointait vers le ciel. Analysée aux laboratoires du musée d’histoire culturelle d’Oslo, l’épée révèle une conservation exceptionnelle !

    Crédit : Einar Ambakk/Oppland County Council

    Cette surprenante découverte ne serait due qu’au réchauffement climatique : la fonte des glaces norvégiennes entraine chaque année l’émergence de nombreux vestiges d’un temps passé. Flèches, arcs, chaussures et vêtements sont quotidiennement découverts dans le sud du pays. Aujourd’hui, c’est une quarantaine de sites aux nombreuses trouvailles qui furent analysés au peigne fin par les anthropologues. Les plus anciennes remontent jusqu’à l’âge de bonze, soit de 3000 à 1000 ans av. J.-C. !

    Crédit : VEGARD A. VIKE / UIO

    L’anthropologue Vegard A. Vike et son équipe estimèrent la lame retrouvée comme datant de 800 à 950 apr. J.-C. La conservation exceptionnelle de la lame intrigua cependant les scientifiques : elle ne semblait avoir aucune corrosion apparente. Les conditions climatiques extérieures, c’est-à-dire un froid et un gel intense, détruirent les protections de bois ou de cuir censées recouvrir le manche, mais semblent aussi avoir protégé l’épée !

    Les chercheurs du département des Sciences de la Terre de l’université de Bergen s’intéressent aux lichens présents sur la lame : son développement de l’ordre de 0,5 mm par an justifia une exposition à l’air libre très récente, seulement de quelques décennies. Le fait qu’elle n’ait pas été non plus enfouie dans le sol lui permit d’éviter la rouille, et donc la dégradation.

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    Ils utilisent un casque VR pour contrôler un robot !

    Associer un robot doté d’une intelligence artificielle avec la réalité virtuelle est l’idée du centre de recherche en intelligence artificielle du MIT. Il s’agit ici de contrôler un robot industriel à distance à l’aide d’un casque Oculus Rift.

    Le laboratoire du Massachusetts Institute of Technology (MIT) spécialisé dans la réalité virtuelle a mis au point un nouveau système de contrôle pour le robot industriel Baxter commercialisé depuis quelques années par la société Rethink Robotics. Doté de doigts en forme de pinces, ce dernier est capable de saisir des objets et il est déjà utilisé en usine afin d’effectuer des tâches répétitives.

    Le but de ce système de contrôle est d’utiliser un casque Oculus Rift afin de permettre à l’opérateur de se mettre à la place du robot. Ainsi, l’humain voit ce que voit la machine et peut effectuer les mêmes gestes comme le montre la vidéo de démonstration présente en fin d’article.

    Ayant fait l’objet d’une publication récente par la Cornell University Library, ces recherches montrent que l’opérateur ne se trouve pas vraiment dans un espace immersif simulant l’environnement réel du robot. En réalité, la tête du robot Baxter comporte une caméra et c’est ce flux vidéo qui est projeté dans le casque de l’opérateur. En revanche, il y a bien un espace virtuellement reconstitué, mais celui-ci est volontairement très schématisé. Cette technique permet de supprimer l’effet de cinétose pouvant occasionner des nausées.

    Crédits : capture Youtube / MITCSAIL

    Ainsi dans la réalité, l’opérateur tient dans chaque main un contrôleur servant à localiser et suivre les gestes dans l’espace, mais dans le casque, celui-ci voit seulement ses mains virtuelles saisir un objet correspondant à celui que tient le robot. Pour l’opérateur, l’objet (tout aussi virtuel) ne représente alors pas l’objet réel de manière fidèle.

    D’autres flux vidéos apparaissant également dans le casque. Ces derniers sont issus de caméras situées dans les mains du robot et cela permet à l’opérateur d’effectuer des gestes plus précis. Les tests ont permis de contrôler le robot afin de lui faire saisir des vis, assembler des cubes et même lui faire se servir d’une agrafeuse.

    Sources : New AtlasSciences et Avenir

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    Voici Gonda, l’une des villes la plus sales au monde

    L’Inde est le deuxième pays le plus peuplé au monde. Avec ses 1,3 milliard d’habitants, le pays fait face à un boom démographique sans précédent avec de nombreuses conséquences économiques, sociales et environnementales. Pour protéger les écosystèmes, le gouvernement fit rentrer en vigueur en 1986 l’Environment Protection Act, une loi visant le traitement des eaux et des déchets. Malheureusement, l’alternative semble ne pas avoir pu empêcher l’ensevelissement de nombreuses villes sous les détritus.

    Située dans l’État indien de l’Uttar Pradesh, la ville de Gonda vient d’obtenir un titre peu glorifiant. En effet, une étude effectuée par le gouvernement indien durant l’année 2017 qualifie la ville comme étant la plus sale du pays ! Et pour cause, même les quartiers les plus chics de la cité ont aussi leur lot de détritus ! Les trottoirs sont jonchés de matières fécales où les mouches s’agglutinent. Les égouts remplis de déchets sont totalement bouchés, libérant une odeur nauséabonde. L’air y est irrespirable ! Pas un endroit n’est épargné, même les parcs croulent sous les déchets.

    À Gonda, le ramassage d’ordures est inexistant. Le classement des villes les plus sales du pays effectué récemment par l’État indien révèle une réalité que les habitants ne niaient pourtant pas. Sur les 434 villes en liste, Gonda arriva dernière. Des centaines de maisons abandonnées tombent en ruines, des cadavres d’animaux décomposés favorisant les maladies jonchent les rues, cette décharge à ciel ouvert fait le bonheur des animaux errants, mais est devenu un cauchemar quotidien pour ses habitants.

    Crédits : Adventurejay

    Comment la ville en est-elle arrivée là ? D’après les résidents, l’origine du problème proviendrait de l’apathie des décideurs locaux et d’une corruption omniprésente. Les fonds nécessaires à l’entretien des espèces publiques et aux traitements des déchets seraient détournés par les autorités. Rajiv Rastogi, un habitant de la ville de Gonda explique : « Les problèmes de main-d’œuvre et d’infrastructures auxquels nous sommes confrontés sont le résultat d’une décennie de développement urbain sans planification ».

    Le titre attribué à la ville de Gonda semble cependant avoir eu des répercussions positives sur la gestion citadine : le responsable administratif du district, J.B Singh, vient d’annoncer que la ville s’était engagée à investir dans des camions-poubelles et des poubelles. Reste maintenant à éduquer la population qui avait jusqu’à maintenant pris l’habitude d’utiliser la rue comme décharge publique. Une responsabilité citoyenne est à mettre en place.

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    L’obésité juvénile multipliée par 10 en 40 ans !

    L’obésité est le fléau sanitaire du XXIe siècle. En 2014, l’OMS avait recensé plus de 1,9 milliard d’adultes en surpoids, dont 600 millions d’obèses ! Aujourd’hui considérée comme une maladie, l’obésité ne concerne malheureusement pas que les adultes, mais touche aussi les enfants et les adolescents du monde entier : ils seraient dix fois plus importants qu’il y a quarante ans.

    La malnutrition est une maladie à deux facettes : elle est soit la conséquence d’une société de surconsommation, soit celle d’une extrême pauvreté. D’après les scientifiques, le nombre d’enfants et d’adolescents obèses aurait été multiplié par dix depuis 1975 et ce facteur serait encore beaucoup plus important pour les enfants en insuffisance pondérale !

    On se permet de vous rappeler que les individus en insuffisance pondérale, c’est-à-dire en extrême maigreur, détiennent un IMC inférieur à 18,5. À l’inverse, les personnes en surpoids présentent un IMC supérieur à 25. L’IMC, l’indice de masse corporelle, est une valeur représentative de la corpulence d’un individu qui est prise en compte pour suivre son état de santé.

    Crédits : The Lancet/NCD-RisC

    Ces résultats scientifiques, publiés dans la revue scientifique The Lancet par une équipe de chercheurs de l’Imperial College de Londres et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), évaluent le nombre de jeunes obèses à 124 millions en 2016 contre seulement 11 millions en 1975 ! Le développement des pays pauvres vers une société industrielle consommatrice devrait provoquer un inversement des tendances dès 2022 : le facteur lié à l’augmentation de l’obésité juvénile devrait surpasser celui de l’insuffisance pondérale.

    Le professeur Majid Ezzati et son équipe ont observé ce phénomène à l’échelle mondiale. Les îles de Polynésie présenteraient le plus fort taux d’obésité juvénile (30 %), suivies de pays tels que les États-Unis, l’Arabie saoudite ou encore l’Égypte (20 %). On devrait observer une diminution de l’insuffisance pondérale chez la plupart des enfants et des adolescents, mais certains pays n’arrivent cependant pas à inverser cette tendance. Les états d’Asie du Sud et du Sud-Est, ainsi que ceux de l’Afrique centrale continuent de sombrer dans la faim.

    Cette hausse d’obésité et cette diminution de l’insuffisance pondérale sont en nette corrélation. L’industrie alimentaire qui envahit les pays en voie de développement propose généralement des aliments pauvres en nutriments et très caloriques qui ne permettent pas d’effectuer une transition alimentaire saine.

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