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La NASA s’apprête à étudier la bulle protectrice du système solaire

héliosphère
Crédits : NASA/Goddard Space Flight Center Conceptual Image Lab

La NASA lancera en 2024 une mission qui permettra d’échantillonner, d’analyser et de cartographier les particules qui s’écoulent vers la Terre depuis les bords de l’espace interstellaire. Une mission qui pourrait également avoir des impacts pour le futur de l’exploration spatiale.

L’héliophysique, c’est la science de la compréhension du Soleil et de ses interactions avec la Terre et le système solaire. La mission IMAP (Interstellar Mapping and Acceleration Probe), dont le lancement est prévu en 2024, permettra aux astronomes de mieux comprendre les limites de l’héliosphère, cette bulle magnétique qui entoure et protège notre système solaire. Cette région est également l’endroit où le flux constant de particules de notre Soleil – le vent solaire – entre en collision avec le matériel du reste de la Galaxie. Grâce à l’héliosphère, la quantité de rayonnement cosmique nocif entrant dans le système solaire est donc limitée. Cette nouvelle mission aura pour objectif de collecter et d’analyser les particules qui réussissent à passer la « barrière ».

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« IMAP est essentiel pour élargir notre compréhension de la façon dont ce “filtre cosmique” fonctionne », explique Dennis Andrucyk, administrateur adjoint de la Direction des missions scientifiques de la NASA à Washington. « Les implications de cette recherche pourraient aller bien au-delà de la prise en compte des impacts terrestres, car nous cherchons à envoyer les humains dans l’espace profond ».

Le vaisseau spatial sera positionné à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre vers le Soleil, au niveau du premier point de Lagrange. Les points de Lagrange sont des régions de l’espace où, en raison de l’attraction gravitationnelle des corps environnants qui s’annulent, les objets restent en place plutôt que de dériver dans l’espace. Cela permettra à la sonde de maximiser l’utilisation de ses instruments pour surveiller les interactions entre le vent solaire et le milieu interstellaire dans le système solaire externe.

Une fois arrivée sur place, la sonde rejoindra l’Observatoire solaire et héliosphérique, un vaisseau spatial envoyé sur ce point de Lagrange en 1995, qui recueille entre autres des données sur les vents solaires une heure avant qu’ils ne touchent la Terre.

La mission cherchera également à améliorer notre compréhension des rayons cosmiques. Ces faisceaux de rayonnement à haute énergie se déplacent à la vitesse de la lumière, et la plupart d’entre eux proviennent de l’extérieur de notre système solaire. Les scientifiques espèrent que cette prochaine mission pourra nous permettre d’en apprendre davantage sur ceux qui se forment dans l’héliosphère.

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