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Découverte d’un système avec trois planètes de la taille de la Terre

Crédits : Instituto de Astrofísica de Canarias

Des chercheurs de l’Institut d’astrophysique des Canaries (IAC) et de l’Université d’Oviedo (Espagne) présentent aujourd’hui la découverte de deux nouveaux systèmes planétaires, l’un d’entre eux hébergeant trois planètes de la même taille que la Terre.

Une fois de plus, nous devons la découverte de nouveaux mondes à Kepler, bientôt en retraite. De nouvelles données collectées par la mission K2 du satellite de la NASA révélaient il y a quelques jours l’existence de deux nouveaux systèmes planétaires. Ils ont été détectés via la méthode du transit, c’est-à-dire par les baisses régulières de la lumière stellaire de leurs étoiles respectives. Le premier système exoplanétaire est localisé autour de l’étoile K2-239, une naine rouge que vous retrouverez dans la constellation du Sextant à environ 160 années-lumière du Soleil. Les chercheurs font savoir que le système comporte au moins trois planètes rocheuses de taille similaire à la Terre, avec des dimensions de 1,1, 1,0 et 1,1 rayon terrestre. Ces dernières orbitent autour de l’étoile respectivement tous les 5,2, 7,8 et 10,1 jours.

L’autre étoile naine rouge, appelée K2-240, possède deux planètes super-telluriques qui font environ le double de la taille de notre planète. La température atmosphérique des étoiles naines rouges autour desquelles tournent ces planètes est respectivement de 3 450 et 3 800 K (degrés kelvin), soit près de la moitié de la température du Soleil. Les chercheurs estiment par ailleurs que l’ensemble des planètes nouvellement découvertes présentent des températures des dizaines de degrés supérieures à celles de la Terre, celles-ci évoluant sur des orbites proches de leur étoile.

De futures campagnes d’observation avec le nouveau télescope spatial James Webb – dont le lancement est prévu en 2020 – permettront de définir la composition atmosphérique de ces nouveaux mondes. Des observations spectroscopiques avec l’instrument ESPRESSO, installé dans le Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (ESO), seront également cruciales pour déterminer leurs masses, densités et propriétés physiques.

Rappelons enfin que le télescope spatial Kepler, auquel on doit la détection de plus de 2 250 exoplanètes, est à court de carburant. Il ne lui reste plus que quelques mois avant que ses lumières ne s’éteignent. Le vaisseau spatial restera dans l’Histoire comme l’un des plus grands outils astronomiques jamais utilisés.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans Notices mensuelles de la Royal Astronomical Society.

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