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Découverte des empreintes d’animaux les plus anciennes du monde

Cette image fournie par Zhe Chen et Shuhai Xiao, diffusée par Virginia Tech University le 6 juin 2018, montre les empreintes d'animaux les plus vieilles de la planète, découvertes en Chine. Crédits : VIRGINIA TECH UNIVERSITY/AFP - HO

Le 20 juillet 1969, Neil Armstrong a laissé la première empreinte sur la Lune. Mais qu’en est-il de la Terre ? Bien que nous ne sachions pas exactement quand les animaux ont laissé leurs premières traces sur notre planète, les empreintes les plus anciennes jamais découvertes ont été laissées il y a entre 551 millions et 541 millions d’années en Chine, selon une nouvelle étude.

Cela nous amène donc à des centaines de millions d’années avant que les dinosaures ne commencent à évoluer sur Terre – il y a environ 245 millions d’années. Ces nouveaux résultats suggèrent par ailleurs que les animaux ont développé des « bras » et des « jambes » primitifs plus tôt que prévu. Les empreintes ne sont ici séparées que de quelques millimètres l’une de l’autre, et ressemblent à deux rangées de petits trous. « Ce sont les plus anciennes empreintes fossilisées jamais découvertes », indique l’étude publiée dans la revue américaine Science Advances. Ces dernières sont localisées dans les gorges du fleuve Yangtsé, au sud de la Chine.

« Les roches contenant le fossile ont été très bien datées entre 551 et 541 millions d’années », explique le chercheur Zhe Chen, de l’Académie chinoise des sciences. Auparavant, les plus vieilles empreintes avaient entre 530 à 540 millions d’années. La créature n’a malheureusement pas pu être identifiée car elle n’est pas morte à proximité de ses empreintes, et aucun fossile correspondant n’a été retrouvé. Les caractéristiques des empreintes indiquent néanmoins qu’il s’agissait d’une créature avec une symétrie bilatérale. Les chercheurs suggèrent que cet animal marin avait également des appendices qui soulevaient son corps au-dessus du fond de l’océan : les empreintes auraient donc été laissées par plusieurs paires de pattes.

Ces empreintes sont par ailleurs situées à côté de terriers fossilisés. Cela signifie que l’animal aurait pu creuser périodiquement dans les sédiments et les tapis microbiens du plancher océanique, probablement pour extraire de l’oxygène et de la nourriture, selon les conclusions de l’étude.

Ces fossiles datant de l’Ediacarien fournissent des preuves paléontologiques clés de l’évolution des premiers animaux et de leurs comportements. Ensemble, ces pistes et terriers marquent l’arrivée d’une nouvelle ère caractérisée par une empreinte géobiologique croissante des animaux bilateriens.

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