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Comment font les microbes pour survivre dans l’espace ?

Les Acinetobacter sont les bactéries les plus présentes lors des missions spatiales ! Crédits : Wikimedia Commons

Il s’avère que même après des séances de nettoyage et une aseptisation hors normes, les missions spatiales embarquent toujours des microbes. Alors que cela peut parfois les mettre en péril, des chercheurs américains ont enfin compris l’origine de ces microbes !

La préparation des futures missions destinées à détecter de la vie extraterrestre est drastique en termes d’aseptisation. En effet, des environnements oligotrophes (pauvres en nutriments) et à faible humidité sont présents dans les usines de fabrication d’engins spatiaux, tout comme de réguliers nettoyages aux détergents alcalins et à l’alcool.

Le but est de se préserver d’une contamination par des organismes terrestres et d’éviter l’éventuelle mise en danger des futures missions destinées à trouver de la vie ailleurs. Cependant, un microbiome de base persiste toujours, composé d’archées, de bactéries et de champignons. Les organismes présents en majorité dans ce microbiome sont les bactéries Acinetobacter.

Crédits : iStock

Des chercheurs de la California State Polytechnic University (États-Unis) ont récupéré des souches d’Acinetobacter issues des sondes spatiales Mars Odyssey et Phoenix pour les étudier et en savoir plus. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats publiés dans la revue Astrobiology le 19 avril 2018 sont surprenants.

Il s’avère que ce genre de bactéries se développe grâce aux agents nettoyants utilisés pour les éliminer. Les chercheurs ont mis en culture des Acinetobacter dans un environnement au sein duquel la quantité de nutriments est réduite, mais les bactéries se sont tout de même développées alors que l’alcool éthylique représentait leur seule source en carbone possible.

Par ailleurs, les chercheurs ont observé chez ces bactéries une importante tolérance au stress oxydatif, c’est-à-dire à une agression des cellules par des radicaux libres. D’autres tests ont été pratiqués avec de l’alcool isopropylique et du Kleenol 30, un produit nettoyant très utilisé par la NASA, et les résultats ont été sensiblement les mêmes !

Sources : Tech TimesFutura Sciences