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Ce composé présent dans la vaisselle jetable expose à un risque cinq fois plus important de contracter un cancer respiratoire

vaisselle jetable plastique
Crédits : iStock

Une récente étude affirme qu’un des composés de la vaisselle en plastique contient du styrène, un liquide organique qui exposerait à un risque cinq fois plus important de contracter un cancer respiratoire chez les personnes travaillant dans cette industrie.

Le styrène (C8H8) est un composé organique aromatique servant à fabriquer des plastiques, en particulier le polystyrène, utilisé notamment pour confectionner la vaisselle jetable. Ce même composé se retrouve également dans le latex. Voici maintenant plusieurs décennies que nous utilisons le styrène, et une étude publiée le 1er mai dans la revue Epidemiology et menée par le Centre international de recherche sur le cancer (IARC) de l’OMS estime que le styrène est un composé cancérigène.

vaisselle jetable
Crédits : PxHere

Ces recherches ont permis de suivre pas moins de 70 000 personnes ayant travaillé entre 1698 et 2011 dans plus de 450 sociétés appartenant à l’industrie du plastique renforcé au Danemark. Parmi ces personnes, 25 cas ont été retenus, car il était question d’une forme rare de leucémie liée à une exposition répétée au styrène : la leucémie myéloïde aiguë, pour laquelle le risque est double en cas de contact quotidien au styrène. Les chercheurs s’attendaient à ne trouver qu’une dizaine de cas seulement – d’un point de vue statistique. Ils ont également déclaré qu’il existait un risque cinq fois plus élevé de cancers respiratoires chez ce même type de personnes exposées de façon chronique.

Selon l’étude, la Science s’interroge sur d’éventuels effets cancérigènes du styrène, mais désormais les gouvernements des différents états devraient prendre des mesures afin de limiter l’exposition des populations à ce composé. Ceci devrait impliquer de meilleures mesures de sécurité afin de limiter au maximum les expositions.

Par ailleurs, le styrène atteint le reste de la population par d’autres biais et les sources de contact sont variées, par exemple la pollution de l’air, la fumée de cigarette ainsi que les photocopieurs.

Sources : Science DailyMedisite