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Pourquoi le climatoscepticisme est-il plus fort aux États-Unis qu’ailleurs ?

Aux États-Unis, l'actuel président lui-même est un climatosceptique ! Crédits : Flickr

On associe souvent l’image d’une personne climatosceptique avec des idées politiques de droite ou encore le fait d’être adepte des théories du complot. De nombreuses études ont été menées sur le sujet principalement aux États-Unis, mais retrouve-t-on le même phénomène ailleurs ?

Publiée en décembre 2017 dans la revue Nature Climate Change, une étude australienne a analysé des études portant sur le changement climatique dans 25 pays différents. Ces recherches permettent d’appuyer encore davantage l’idée qu’aux États-Unis plus qu’ailleurs, le déni des théories sur le réchauffement planétaire est encore plus marqué.

Il semble également que le lien entre climatoscepticisme et idéologie politique est plus profond aux États-Unis. Les chercheurs estiment « qu’il existe une culture politique aux États-Unis qui offre un appui particulièrement fort aux citoyens désireux de mesurer la science du climat à travers leur vision du monde ».

Qu’en est-il des vingt-quatre autres pays d’où ont été tirés les autres textes analysés ? Il y a bien dans ces pays un lien entre les idéologies de droite (conservatisme) et un rejet des théories sur le climat, mais à la différence des États-Unis, ce lien n’est pas aussi puissant et le dialogue entre les différentes formations politiques est davantage possible sur les questions liées au changement climatique.

L’étude donne cependant un exemple de cas où la gauche et la droite de certains pays (dont les États-Unis) se sont associées à savoir dans les années 1970 lorsque les chlorofluorocarbones (CFC) responsables des dommages à la couche d’ozone ont fait l’objet réglementations. Malgré le désaccord de l’industrie chimique et sa volonté d’intervenir au minimum dans les affaires quotidiennes, la droite avait alors tenu bon.

En revanche, une corrélation plus puissante entre climatoscepticisme et rejet des théories sur le climat existe peut-être ailleurs. Ce qui est certain, c’est que cette idéologie concernerait davantage les pays encore très dépendants de la consommation d’énergies fossiles tels que les États-Unis, le Canada, l’Australie ou encore le Brésil et qui auraient donc le plus à perdre en admettant la réalité du changement climatique.

Sources : ZME ScienceAgence Science-Presse