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Un robot doit-il ressembler à un humain pour lui plaire ?

Crédits : iStock

Que ce soit au cinéma ou dans la réalité, tous les robots ne sont pas appréciés de la même façon et n’ont pas non plus le même degré d’esthétisme. C’est notamment cette notion d’esthétisme que des chercheurs américains ont tenté d’analyser.

Les robots ont-ils besoin de ressembler aux humains pour être aimés de ces derniers. Cela n’est pas certain et l’exemple idéal semble être celui de Sophia, l’androïde féminin fabriqué par la société Hanson Robotics basée à Hong-Kong. Cette femme robot nous ressemble peut-être un peu trop, ce qui suscite une certaine peur du public.

Des chercheurs ont mené une étude publiée en mars 2018 portant sur 157 robots à travers 76 critères tels que la présence d’un nez, d’une bouche, de joues, de sourcils ou encore la taille de la machine ainsi que la couleur de son visage, sa silhouette ou encore sa façon de bouger. Le but ? Déterminer à quel point le design d’un robot est important afin que celui-ci soit aimé des humains.

Selon les résultats, les humains préfèrent les robots ayant une esthétique plutôt épurée et un comportement davantage proche des animaux de compagnie. Il faut savoir qu’un tiers des robots ayant été intégrés à l’étude ont une tête de couleur noir et la plupart d’entre eux n’ont ni bouche ni joues. Au niveau des yeux, les formes rondes sont souvent préférées et seulement 10 % ont des yeux ayant une forme se rapprochant de celle des humains.

Les chercheurs ont dénoté une douzaine de robots. Parmi ces derniers se trouvent FURo-d et Datou, deux robots jugés comme étant les plus dignes de confiance. Ces deux robots ont également considéré comme faisant partie des plus amicaux comme Yumi le chef d’orchestre ainsi que Buddy. Quant au robot Gongzi du film Wall-E (2008), celui-ci a été décrété comme étant le plus intelligent mais également le moins amical.

En définitive, le design du visage du robot semble être une donnée très importante car celui-ci permet l’identification de sa fonction. Par exemple, les chercheurs estiment qu’il n’est pas utile de donner une bouche à un robot de sécurité mais de ne pas oublier les paupières. En revanche, un robot de service devra avoir des sourcils, tandis que les robots plutôt destinés au divertissement devront comporter beaucoup de détails.

Sources : IEEE SpectrumL’ADN