in

Cette start-up vous propose de garder votre cerveau au frais pour plus tard

Crédits : HypnoArt / Pixabay

Souhaitez-vous mourir pour la possibilité d’avoir votre conscience préservée et numérisée un jour ? Une start-up peut vous donner cette option. Nectome vous propose de préserver votre cerveau dans l’azote liquide en attendant de pouvoir le numériser un jour.

L’annonce est claire : « Et si nous vous disions que nous pourrions sauvegarder votre esprit ? », peut-on lire sur le site de la start-up. La technique est prometteuse. Fondée par un ancien du MIT, Robert McIntyre, Nectome a déjà gagné un prix pour avoir préservé un cerveau de cochon comme jamais auparavant, de sorte que toutes les synapses puissent être visualisées avec un microscope électronique. Si l’offre n’est pas encore ouverte au public, elle permet dans l’idée de préserver votre cerveau, pariant sur le fait que dans les prochaines années, il sera possible de numériser et de télécharger vos souvenirs.

Les intéressés peuvent aujourd’hui réserver une place dans l’aventure pour 10 000 dollars, que la start-up s’engage à rembourser si d’ici votre mort vous changez d’avis. 25 intéressés ont déjà déposé une demande. Les personnes inscrites à ce « service » espèrent clairement qu’après leur mort, elles pourront un jour se « réveiller », comme une version d’elles-mêmes dans une nouvelle vie numérique. Notez bien que pour obtenir une conservation parfaite du cerveau, il faut que celui-ci soit frais. C’est pourquoi vous devez mourir – c’est même essentiel. La technologie est en effet 100 % fatale. Nectome pense donc avant tout s’adresser à des malades en phase terminale. En Californie, notamment, il existe une loi sur la fin de vie qui autorise l’euthanasie. Certains malades pourraient ainsi accepter que leur cerveau soit conservé, pariant sur un futur beaucoup moins sombre.

Nectome compte sur les avancées scientifiques pour qu’un jour il soit possible de scanner les cerveaux ainsi conservés et faire des duplicata de la conscience des personnes. Ces copies pourraient alors être intégrées à de nouveaux « corps », probablement synthétiques.

Si depuis la nuit des temps les Hommes cherchent à repousser la mort, il faudra néanmoins des années avant que cette technologie – aujourd’hui indisponible – ne devienne réalité, si elle le devient un jour.

Source