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Royaume-Uni : un projet d’autoroute menace le mythique site de Stonehenge

Crédits : Pixabay / bosmanerwin

Un archéologue britannique a vivement critiqué un nouveau projet d’autoroute dans les médias locaux. Selon l’intéressé, le nouvel axe passera entre autres à proximité de Stonehenge, et celui-ci pourrait être dévastateur pour ce site archéologique.

Les sites de Blick Mead et du Camp de Vespasien se situent à moins de deux kilomètres de Stonehenge, le célèbre monument mégalithique. Ces trois lieux constituent la zone archéologique préhistorique la plus importante du Royaume-Uni. Ici, les archéologues ont retrouvé des empreintes de pas d’aurochs, une race de bovidés aujourd’hui disparue – des traces naturellement conservées dans la roche et anciennes de 6000 ans selon la datation au carbone 14.

Archéologue à l’Université de Buckingham, David Jacques estime que la zone est une « archive nationale de l’histoire britannique », surtout que depuis une dizaine d’années, les découvertes se sont faites plus fréquentes. En effet, une immense arène rituelle et d’autres traces humaines permettent de penser que l’homme a vécu dans la région lors du dernier âge de glace, il y a environ 10 000 ans.

Le chercheur s’oppose donc farouchement au nouveau plan d’autoroute A303, qui est en réalité un projet d’extension d’un axe déjà existant, dont le tracé devrait frôler la fameuse zone archéologique. David Jacques pointe du doigt la société responsable du projet, Highways Englands, ainsi que le gouvernement britannique pour n’avoir pas évalué les risques liés à la construction de la nouvelle autoroute.

Il a été également évoqué le fait que le site de Blick Mead n’avait pas été placé au bon endroit sur le plan du projet :

« Si Highways England et le gouvernement ne peuvent même pas localiser Blick Mead au bon endroit, comment pouvons-nous avoir confiance en quoi que ce soit dans ce processus ? Le site de Stonehenge est un héritage mondial indiciblement précieux et ils le trafiquent à leur propre péril, mais ne pourront le faire revenir. L’endroit est comme une archive nationale de matière organique qui ressemble à un document. Ce serait comme détruire une bibliothèque unique ! », a déclaré David Jacques au Guardian.

David Bullock, représentant de Highways England, a tenté de se défendre en expliquant que le plan du projet n’avait pas pour vocation d’être une carte géographique précise.

Sources : The GuardianMashable