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Dans le roadster d’Elon Musk se cache une autre surprise, pour la postérité

Crédits : Capture YouTube / SpaceX

Il y a quelques jours le roadster d’Elon Musk faisait la une des journaux, propulsé dans l’espace avec pour mission de rejoindre la planète rouge. Si nous savons qu’un mannequin est à bord, ce que nous ignorions en revanche, c’est la petite surprise laissée par le patron de SpaceX dans sa voiture.

La Tesla d’Elon Musk est actuellement en orbite autour de la Terre, avec à son bord un mannequin équipé de la dernière combinaison spatiale de SpaceX. Le but : étudier les effets des radiations pour une future exploration martienne habitée. Ce que nous ne savions pas, c’est que le Falcon Heavy embarquait à son bord une autre charge utile, bien plus petite : un petit objet mystérieux conçu pour durer des millions – peut-être des milliards – d’années dans les environnements extrêmes de l’espace.

Appelé Arch (prononcez « Ark »), il s’agit en fait d’un minuscule périphérique de stockage conçu pour l’archivage de données à long terme. Ce dernier conserve des bibliothèques d’informations codées sur un petit disque de cristal de quartz pas plus gros qu’une pièce de monnaie. Selon l’Arch Mission Foundation, organisme à but non lucratif basé en Californie à l’origine de ce petit objet, ces petits périphériques pourraient « préserver et diffuser les connaissances de l’humanité à travers le temps et l’espace, pour le bénéfice des générations futures ».

Crédit : Mission Arch

L’Arch ressemble à un petit DVD ou Blu-ray rétréci, mais son potentiel de stockage de données va bien au-delà des nos disques optiques habituels. Cette technologie a été développée par le physicien Peter Kazansky de l’Université de Southampton au Royaume-Uni. Cet objet peut théoriquement contenir jusqu’à 360 téraoctets de données, soit l’équivalent de 7 000 disques Blu-Ray environ ! Mais plus impressionnante encore est la longévité physique du média : les deux premiers disques – appelés Arch 1.1 et Arch 1.2 – sont tout simplement les deux des objets de stockage les plus durables jamais créés par l’homme, théoriquement capables de maintenir leur intégrité pendant 14 milliards d’années.

D’autres lancements de ce genre sont prévus pour 2020 et 2030, et destinés à envoyer des sauvegardes programmées de la connaissance humaine sur la Lune et sur Mars

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