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Janvier 2018 en 5e position des mois de janvier les plus chauds dans le monde

Janvier 2018 se placera en cinquième position des mois de janvier les plus chauds à l’échelle globale selon le GISS (NASA) et la NOAA. Malgré l’influence refroidissante du phénomène La Nina en cours, nous restons donc sur des valeurs très élevées. Les anomalies chaudes les plus importantes étaient à nouveau situées sur le bassin Arctique où la banquise connaît un déficit d’extension record. 

Le bilan du GISS (NASA) pour l’anomalie globale de température a été rendu public ces derniers jours. Ce premier mois de l’année 2018 se placera donc en cinquième position des mois de janvier les plus chauds à l’échelle globale depuis le début des mesures, avec une anomalie de +0,78 °C par rapport à la norme 1951/1980. Ce léger recul dans le classement par rapport aux mois de l’année 2017 (fréquemment dans le top 3) peut en partie s’expliquer par l’effet refroidissant de La Nina toujours en cours, qui commence désormais à entrer dans sa phase de déclin. Étant donné l’inertie du système climatique, l’impact de ce phénomène sur la température globale ne se matérialise pas immédiatement et perdure même pendant la phase de recul. C’est aussi vrai pour son opposé, El niño qui influence le système vers le chaud (comme en 2015/2016). Il reste que pour une période marquée par une oscillation naturelle en phase froide, décrocher une cinquième place est remarquable et marque bien la tendance de fond au réchauffement.

Pour la NOAA qui a également publié son bilan tout récemment, janvier 2018 se situe aussi en cinquième position.

Anomalies de température calculées par l'organisme américain NOAA.

Anomalies de température calculées par l’organisme américain NOAA. 

Sur la carte des anomalies de température du GISS (en introduction), on devine la structure de type Nina dans le Pacifique équatorial (anomalie froide le long de l’équateur). On notera également l’anomalie chaude s’étirant de l’Europe de l’ouest jusqu’au nord de la Russie et à l’Arctique où la banquise atteignait un record de basse extension. Pour rappel, le mois de janvier dernier a été le plus doux depuis 1900 en France. On ne s’étonnera donc pas de voir cette tache rouge nous englober. Enfin, tout le nord-ouest Américain était en excédant de température alors qu’une petite partie sud/sud-est connaissait des températures sous les normes.

En Australie et en Nouvelle-Zélande, une anomalie chaude marquée souligne l’épisode de canicule qui a concerné cette partie de l’hémisphère sud au cours du mois dernier. Des records de chaleur ont été battus en Nouvelle-Zélande et la température de surface de la mer dans cette zone a atteint des valeurs exceptionnelles. Qualitativement, ces structures apparaissent également sur la carte des percentiles de la NOAA (ci-dessus).

À l’échelle globale, janvier 2018 se place derrière 2017, 2016, 2007 et 2015 selon le GISS.