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La fusée Electron de Rocket Lab cachait une boule à facette !

Crédits : Humanity Star

En janvier dernier, la start-up néo-zélandaise Rocket Lab a réussi le lancement de sa fusée, en partie imprimée en 3D. Seulement, ce deuxième vol d’essai avait un passager secondaire : Humanity Star, une fausse lune dont le simple but est de faire parler d’elle.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la start-up Rocket Lab a trouvé un moyen inédit pour faire sa propre publicité, au-delà de l’événement incarné par la réussite du deuxième vol d’essai de sa fusée Electron, partiellement imprimée en 3D. En effet, ce 21 janvier 2018, la fusée embarquait en son sein, en plus de trois CubeSats, une fausse étoile nommée Humanity Star, une sorte de boule a facette réfléchissante visible à l’œil nu depuis la Terre et qui se verra dans le ciel neuf mois dans l’année.

Le but ? Rien de très exceptionnel à vrai dire. En réalité, il ne s’agit à première vue que d’un « coup de com ». Plus précisément, Humanity Star est une structure presque sphérique de près d’un mètre de diamètre comportant pas moins de 65 facettes. Celle-ci est dotée d’un revêtement réfléchissant destiné à renvoyer la lumière du Soleil. L’objet placé en orbite est donc visible depuis la Terre, tout comme la Station spatiale internationale (ISS) et d’autres satellites tels que ceux de la constellation Iridium.

Humanity Star est installée sur une orbite presque polaire, à savoir 83° d’inclinaison par rapport à l’équateur et sera pratiquement partout observable depuis la Terre, à un moment ou à un autre. Le patron de Rocket Lab, Peter Beck, tend à relativiser l’apparente inutilité de cette « étoile de l’humanité » en déclarant que tout le monde pourra l’observer, « quel que soit l’endroit du monde, riche ou pauvre, en conflit ou en paix ». Par ailleurs, le site officiel de cette fausse étoile permet de savoir en temps réel où celle-ci se trouve et quand il est possible de l’observer.

Crédits : Humanity Star

Chez les astronomes, le lancement de cette Humanity Star n’est pas vu d’un bon œil, cette dernière étant qualifiée par exemple de « graffiti spatial volontaire, lumineux et à longue durée de vie » par Mike Brown, spécialiste de la ceinture de Kuiper au CalTech (États-Unis).

Sources : Futura SciencesClubicGénération NT