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Obsolescence programmée : bientôt des étiquettes affichant la durée de vie des produits high-tech ?

Il y a quelques mois, Epso et d'autres fabriquants d'imprimantes avaient fait l'objet d'une plainte pour "obsolescence programmée" et "tromperie", ce qui a motivé l'état français à agir Crédits : Pixabay

À partir de 2020, les fabricants qui désirent montrer leurs efforts en matière de lutte contre l’obsolescence programmée pourront apposer sur leurs produits une étiquette attestant leur durabilité, mais également leur « réparabilité ».

Est-ce la fin annoncée de l’obsolescence programmée ? Le ministère de la Transition écologique et solidaire, par le biais de la secrétaire d’État Brune Poirson, vient d’annoncer la mise sur pied d’une échelle de notation allant de 1 à 10 concernant la durabilité des produits électroniques. Ce genre de notation est également présent en ce qui concerne l’efficacité énergétique, avec l’étiquette énergie.

Cette mesure qui sera appliquée dès le 1er janvier 2020, est cependant participative. Néanmoins, cet étiquetage a pour but de permettre au consommateur d’y voir plus clair et de calquer son choix sur la durabilité et la facilité de réparation des produits. Par ailleurs, les informations contenues dans le flash code qui sera présent sur les emballages devront être claires et simples à comprendre, et seront composées d’une dizaine de critères faisant l’objet d’une note.

Selon la secrétaire d’État auprès du Ministère de la Transition écologique et solidaire, il s’agit là « d’expliciter les principaux impacts environnementaux, d’informer sur la traçabilité et sur l’éco-conception des produits ». La mesure devrait aller un peu plus loin en suscitant la création d’un réseau de réparateurs sur l’ensemble du territoire français.

Cette décision politique fait en revanche l’objet de critiques émanant notamment de l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP), principal acteur associatif dans la lutte contre ce phénomène dans notre pays. La principale critique est l’absence d’obligation concernant cet étiquetage. De plus, dans le cas de la mesure telle qu’elle a été adoptée, il faudrait inciter les entreprises par des mesures fiscales, par exemple un « crédit d’impôt de 50 % pour la réparation » qui pourrait « allonger la durée de vie des produits et de créer des milliers d’emplois ».

Sources : ConsoGlobePhonandroid