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Vous aimez le (grand) froid ? Vous pouvez devenir volontaire sur une base scientifique polaire !

Crédits : Pixabay

Arctique et Antarctique. C’est sur ses bases situées sur les deux pôles de notre planète que l’Institut Paul-Emile Victor recherche une quarantaine de nouveaux volontaires, dans différents corps de métiers. 

La campagne annuelle de recrutement de l’Institut Paul-Emile Victor vient de démarrer, et l’organisation basée à Brest dans le Finistère ne compte pas envoyer les candidats dans le climat breton, mais dans des conditions bien plus difficiles. En effet, c’est une quarantaine de volontaires qui sont recherchés à travers cette campagne de recrutement pour pourvoir des postes sur ses bases scientifiques.

Ce sont différents corps de métiers qui sont donc activement recherchés. Parmi eux, des biologistes, des mécaniciens, des plombiers, des vétérinaires et même des pâtissiers ! Les postes  à pourvoir se situent dans l’Arctique (Spitzberg), l’Antarctique (Dumont d’Urville et Concordia) ou encore sur les îles Subantarctiques (Amsterdam, Crozet et Kerguelen). « Chaque année, nous recrutons du personnel pour relever celui en place », explique Laurence André Le Marec, chargée du recrutement à l’institut Paul-Emile Victor.

Crédits : Capture vidéo Facebook / IPEV

Si le CV jouera évidemment un rôle majeur dans le recrutement, d’autres critères entreront forcément en compte, comme la capacité à vivre pendant 12 à 14 mois loin de tout, en collectivité et dans des conditions climatiques parfois extrêmes, les températures pouvant aller jusqu’à -80 °C. Une visite médicale spécifique et des tests psychologiques seront donc au programme du recrutement. « Il faut être passionné par son métier, mais aussi en bonne santé », poursuit la chargée du recrutement. Mais un objectif reste également difficile à atteindre pour l’Institut.

« Je n’arrive pas à avoir la parité », déclare Laurence André Le Marec. À Dumont d’Urville, en Antarctique, on ne compte que six femmes sur les 30 personnes actuellement en poste. Pour tenter d’enrayer cette mécanique et inciter les femmes à postuler, l’Institut a produit six vidéos dans lesquelles six anciennes aventurières témoignent de leur expérience.

C’est notamment le cas de Claire Le Calvez, chimiste-glaciologue sur la base de Dumont d’Urville en 2003, puis en 2005 lors du premier hivernage à Concordia en tant que responsable technique. « Au niveau découverte du milieu naturel c’est génial, ce sont des souvenirs dont on garde la trace toute sa vie. Cela change complètement la façon de voir les choses de se retrouver au pied d’icebergs qui font 40 mètres de haut, c’est exceptionnel ».

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