in ,

Les pays instables politiquement sont un danger pour les oiseaux aquatiques

Crédits : Wikimedia Commons

Selon une récente étude internationale, les oiseaux aquatiques se sentent mieux dans les pays où règnent une stabilité politique et une bonne gouvernance.

Les choix de pays où s’installent et subsistent les flamants, pélicans, et autres canards pourraient représenter des indicateurs intéressants sur le niveau de stabilité politique et de gouvernance saine des états, selon l’étude menée par des chercheurs internationaux et pilotée par l’Université de Cambridge (Royaume-Uni), parue dans la revue Nature le 20 décembre 2017.

Afin de connaître les raisons pour lesquelles les oiseaux aquatiques choisissent tel ou tel pays, les scientifiques se sont penchés sur différents facteurs, entre autres le PIB des pays, la taille des territoires qu’occupent ces animaux, le degré d’impact du changement climatique ainsi que la vitesse à laquelle la population augmente. Selon les résultats, les facteurs arrivant en tête sont la stabilité politique et sociale des états ainsi que leur capacité à attribuer à certains territoires le statut d’aire protégée.

Les chercheurs ont intégré à leur étude les indicateurs mondiaux de la gouvernance de la Banque mondiale, dont le but est de donner à chaque pays une note relative à leur participation citoyenne et à leur capacité à tenir leurs engagements, mais également à l’efficacité des acteurs de la décision politique, au contrôle de la corruption ou encore à la présence ou non de violences. Par ailleurs, les chercheurs ont également visité 25 769 sites naturels situés aux quatre coins du monde et ont observé pas moins de 461 espèces d’oiseaux aquatiques différentes.

Les meneurs de cette étude s’adressent aux donateurs qui désirent faire une bonne action pour ces animaux. Il s’agit de contribuer à sauvegarder les espèces tout en portant leurs choix sur des pays où l’environnement politique et social favorisera la création de zones protégées. Il faut savoir que dans de mauvaises conditions, les écosystèmes où vivent ces oiseaux sont plus susceptibles d’être menacés.

Sources : MongabayConsoGlobe