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Le froid extrême transforme le paysage des chutes du Niagara

Crédits : Sharon Cantillon / Buffalo News

Les célèbres chutes du Niagara, situées à la frontière entre le Canada et les États-Unis, sont le théâtre d’un spectacle magnifique, un décor blanc et gelé sculpté par la vague de froid qui frappe actuellement l’Amérique du Nord.

Si le froid est saisissant, le spectacle l’est au moins tout autant. Une vague glaciale frappe actuellement l’Amérique du Nord, ce qui a eu pour effet de totalement changer l’aspect des célèbres chutes du Niagara, situées à la frontière entre le Canada et les États-Unis. Un froid polaire qui atteint les 46 °C en dessous de zéro en Ontario, ce qui n’était pas arrivé depuis près de 40 ans, mais n’a tout de même pas été suffisant pour geler la chute en elle-même.

Si l’eau continue donc à se déverser, c’est tout le décor environnant qui semble être fait de sculptures de glaces. De la glace en forme de stalactites s’est formée sur les rochers, les murs et les rampes entourant les chutes, le tout dans une ambiance enveloppée par un épais nuage de brume.

Crédits : Sharon Cantillon / Buffalo News

« Je suis venu ici en été, il y a quatre ans. C’était bien, mais ce n’était pas comme ça. C’est tout simplement exceptionnel, avec toute la neige et les arbres qui paraissent être recouverts de sucre », déclare Zeiong Zang, un touriste qui a roulé plus de sept heures depuis le New Jersey pour assister au spectacle, des propos recueillis par le journal Buffalo News .

Si la cascade n’a pas gelé malgré les températures polaires, c’est parce qu’elle est encore trop puissante pour que cela se produise. En effet, les chutes atteignent un impressionnant débit de 3 000 tonnes d’eau déversées à chaque seconde ! Par ailleurs, cela ne leur est arrivé qu’une seule fois dans l’histoire, en 1848, lorsqu’un barrage de glace empêchait à l’eau de s’écouler.

De nombreuses personnes ont bravé le froid pour aller assister au spectacle immaculé des chutes du Niagara, et ont partagé leurs clichés sur les réseaux sociaux.

Crédits : Sharon Cantillon / Buffalo News