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La « guerre d’Internet » dans l’espace est déclarée

Crédits : Pixabay / TheDigitalArtist

OneWeb, SpaceX et d’autres entreprises veulent connecter la population mondiale à Internet via des constellations gigantesques de satellites en orbite terrestre basse. Et cette nouvelle « guerre des étoiles » commence cette année, avec déjà quelques lancements prévus.

Entre 2005 et 2017, le nombre de personnes connectées a été multiplié par trois et demi. En d’autres termes, le nombre de personnes ayant accès à Internet est passé d’un peu plus d’un milliard à environ 3,5 milliards de personnes, passant d’environ 15 % à environ la moitié de la population mondiale. Et dans la décennie à venir, on estime qu’environ 5 milliards de personnes auront accès à Internet – soit 70 % de la population mondiale. Il sera alors nécessaire de connecter la population mondiale via des constellations gigantesques de satellites évoluant en orbite terrestre basse.

À cette fin, SpaceX lancera cette année un prototype de satellite internet, le premier d’une constellation qui constituera son service Starlink. Cette constellation sera déployée en orbite basse, à des altitudes de 1 110 à 1 325 km d’ici 2024. Les géants des télécommunications et de l’aéronautique Samsung et Boeing déploieront également des satellites internet en orbite cette année. Dans le cas de Samsung, l’objectif est de commencer à déployer le premier des 4 600 satellites en orbite basse d’ici 2028. Une fois opérationnelle, cette constellation interconnectée fournira un service de 200 Go par mois dans la bande de fréquence V pour 5 milliards d’utilisateurs. Boeing a des plans similaires pour une constellation de 2 956 appareils qui fournira une bande large améliorée (également dans la bande V).

Parmi les autres entreprises qui se positionnent au premier plan de cet « Internet dans l’espace », citons également OneWeb, Telesat LEO, SES O3B, Iridium Next et LeoSat. Chacune de ces enseignes a d’ores et déjà prévu d’envoyer entre des dizaines et quelques centaines de satellites en orbite basse pour améliorer la bande passante mondiale, et ce à partir de cette année. Iridium, LeoSat et SES O3B ont par ailleurs conclu des partenariats avec Thales Alenia Space, l’un des principaux concepteurs de satellites de télécommunication et de navigation ainsi que d’infrastructures orbitales. Le curriculum vitae de Thales comprend également la fourniture de pièces et de services pour la Station spatiale internationale.

Avec tous ces projets en cours, il semblerait que le rêve d’un Internet mondial soit en train de devenir une réalité. Et l’année 2018 pourrait bien faire la différence. Dans les décennies à venir, quasiment tout le monde aura accès à l’information, et nous pourrions bien regarder en arrière et juger nos conditions de connexion actuelles comme largement primitives.

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