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Le chien est le meilleur ami de l’Homme. Oui, mais pourquoi ?

Crédits : Pixabay / StockSnap

Amour inconditionnel, fidélité à toute épreuve et aptitude exceptionnelle à saisir les émotions de son maître. Le chien est bel et bien le meilleur ami de l’Homme. Oui, mais pourquoi ? Il semble que la réponse se trouve dans une région du cerveau que nous partageons avec nos plus fidèles compagnons.

Le chien et l’Homme sont proches depuis des millénaires. Une relation fusionnelle et un niveau de compréhension de l’animal sur l’humain qui peut être parfois troublante, tant celle-ci semble développée. D’où vient cet amour et cette dévotion sans faille du chien pour l’Homme (et l’inverse) ? Selon les conclusions d’une étude hongroise publiée dans la revue Current Biology, cela s’expliquerait par le fait que le chien et l’être humain partagent une même région du cerveau dédiée à la voix et à la reconnaissance des émotions transmises.

Cette particularité trouve son origine avant même la maîtrise de l’agriculture, une exception pour un animal domestiqué par l’humain. Si des points communs évidents existaient dès lors, comme le fait d’être deux espèces sociales vivant aux mêmes endroits et chassant plus ou moins les mêmes proies, cela n’explique pas la force du lien qui anime ces deux espèces. Ainsi, pour les chercheurs de l’Université Eötvös Loránd de Budapest en Hongrie, les points communs existent également dans le cerveau, hommes et chiens partageant une même région déterminante.

Pour leurs travaux, ces chercheurs se sont focalisés sur la réponse cérébrale à la voix – d’humains ou de chiens – ainsi que la réaction à l’émotion contenue dans le son. Après avoir dressé onze chiens à rester immobiles avec un casque sur les oreilles, ces derniers ont été placés dans une machine à IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), tout comme les 22 êtres humains qui ont eu à suivre le même processus. Il s’agissait d’écouter une série d’environ 200 sons différents, comportant des séquences de rires ou d’aboiements ludiques aussi bien que des pleurs ou des gémissements plaintifs. Pendant ce temps, l’activité cérébrale de chaque cobaye était analysée.

Les chercheurs ont alors observé qu’à l’arrière du cerveau, une région similaire s’active à l’écoute de la voix. Aussi, il a été remarqué qu’il existe des similitudes dans la manière de traiter les voix teintées d’émotions. Par exemple la zone proche du cortex auditif primaire s’active de manière plus significative en cas de joie qu’en cas de tristesse.

Pour les chercheurs, ces résultats révèlent que cette fonction cérébrale aurait été présente chez le dernier ancêtre commun à l’Homme et au chien, daté d’environ 100 millions d’années. Mais cela suggère également que d’autres animaux avec lesquels l’être humain partagerait cet ancêtre commun pourraient disposer de cette fonction cérébrale.