in

Un ancêtre commun aux requins et aux humains vivait il y a 440 millions d’années

Crédits : Pixabay / JordyMeow

Si les requins et les humains sont deux espèces qui sont très éloignées aujourd’hui, elles partagent en réalité un ancêtre commun qui vivait il y a environ 440 millions d’années, comme le suggère une récente étude.

Cette découverte a été faite par des chercheurs alors qu’ils étudiaient les ossements fossilisés d’un requin qui vivait durant le Dévonien, une période géologique qui s’étend d’il y a 416 millions d’années à il y a 358 millions d’années. C’est d’ailleurs durant cette période géologique que les animaux à quatre pattes ont commencé à sortir de l’eau pour coloniser les terres.

En étudiant les restes de ce requin vieux de 385 millions d’années, ces chercheurs ont pu déduire que les requins et les ancêtres des humains se sont séparés durant le Silurien, une autre période géologique qui elle, s’étend d’il y a 443 millions d’années à il y a 416 millions d’années. C’est durant cette ère du Silurien que les premiers champignons et arthropodes – comme les arachnides – se sont déplacés sur la terre ferme. Décrit pour la première fois en 2001, ce requin avait des dents, contrairement à ce que l’on pensait jusque-là, affirme Michael Coates, professeur au département de biologie et d’anatomie à l’Université de Chicago aux États-Unis.

Dans une nouvelle étude publiée dans le journal Royal Society B : Biological Sciences, les chercheurs ont voulu en savoir plus sur le Gladbachus adentatus, comme il a été baptisé en 2001. Habituellement, les fossiles de requins « ne sont qu’un fouillis d’écailles et de dents minuscules, sans grand-chose de plus », explique Michael Coates. En revanche, le G. adentatus avait un squelette articulé, ce qui signifie que ses os étaient toujours en place, bien que les restes étaient « complètement aplatis ».

Mais ces derniers sont toutefois remarquables et indiquent que le requin avait une bouche large et des branchies évasées. Après l’avoir analysé à l’aide d’une tomodensitométrie (TDM) à haute résolution, les chercheurs ont découvert que l’animal « représente la pointe d’une branche, une pousse latérale, à partir de la base de l’arbre généalogique des requins. En tant que tel, il révèle de nouvelles informations sur la diversité des premiers requins auxquelles nous n’avions pas encore eu accès », explique le professeur Coates.

Ces caractéristiques suggèrent que d’autres fossiles – même plus anciens – d’écailles isolées proviennent en fait des premiers requins. Cette découverte a aidé les chercheurs à faire la nouvelle estimation qu’au moins 440 millions d’années se sont écoulées depuis que les humains et les requins ont partagé un ancêtre commun, a précisé Coates.