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Un « tsunami des données » attendu d’ici 2025

Crédits : iStock

Tout ce que nous faisons affecte le monde qui nous entoure. Plus que nous le pensons. Une étude récente suggère d’ailleurs que dans les années à venir, l’énergie consommée par nos appareils pourrait sérieusement entraver nos efforts de lutte contre le changement climatique.

Nos appareils connectés pourraient sérieusement freiner les efforts déployés pour lutter contre les changements climatiques, selon une étude récemment mise à jour, relayée par The Guardian. Les milliards d’appareils que beaucoup d’entre nous utilisent tous les jours pourraient produire 3,5 % des émissions mondiales d’ici 10 ans et 14 % d’ici 2040. Une industrie qui pourrait consommer environ 20 % de l’électricité mondiale d’ici 2025. Un problème croissant qui, en plus de perturber les objectifs de lutte climatique, pourrait exacerber les réseaux électriques de plus en plus stressés.

En cause ici : les besoins croissants en énergie des fermes de serveurs qui stockent des données provenant de milliards d’appareils. À mesure que nous acquérons de plus en plus d’appareils et que nous échangeons de plus en plus les données qui en découlent, ces serveurs requièrent beaucoup plus de puissance. Et, au vu des tendances actuelles, cela ne fera qu’empirer.

Anders Andrae, qui a travaillé sur la mise à jour de l’étude, pense que nos besoins en électricité passeront de 200-300 térawattheures (TWh) par an à 1 200 ou même 3 000 TWh d’ici 2025. « La situation est alarmante. Nous avons un tsunami de données qui approche », note le chercheur. « Tout ce qui peut l’être est en cours de numérisation. La 5G arrive, le trafic IP [protocole Internet] est beaucoup plus élevé que prévu, et toutes les voitures et machines, robots et intelligences artificielles sont aujourd’hui numérisés, produisant d’énormes quantités de données stockées dans des centres spécialisés ».

Crédits : rawpixel/Pixabay

Nous savons depuis des années que le fait de laisser la lumière allumée, ou de laisser l’eau couler trop longtemps, c’est gaspiller de l’énergie et des ressources, et que nous devrions prendre nos responsabilités personnelles face à notre impact sur la planète. Mais à mesure que la technologie progresse, les façons dont nous affectons l’environnement ont évolué. Les données que nous utilisons et le nombre d’appareils que nous possédons sont également des éléments importants à considérer lorsque nous réfléchissons à la façon dont nous utilisons les ressources. Nous pouvons aussi prendre en considération nos investissements financiers, à l’instar de la cryptomonnaie Bitcoin, qui consomme aujourd’hui plus d’énergie que 159 pays réunis.

Cela ne signifie pas pour autant que nous devons cesser d’utiliser nos appareils. La disponibilité et l’accès facile à l’information ne sont pas seulement des ressources précieuses, c’est un droit de l’Homme, selon l’ONU. Mais alors que les entreprises continuent à faire progresser les technologies et que nous continuons à les consommer, il est aujourd’hui primordial que les deux parties prennent en considération les impacts que ces dispositifs auront sur l’avenir. Et ces impacts seront énormes.

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