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Un système stocke la chaleur pour l’utiliser plus de 10 heures après !

Crédits : Massachusetts Institute of Technology

Des chercheurs américains sont parvenus à mettre au point un nouveau système capable de stocker aisément l’énergie thermique afin de la réutiliser plus tard, c’est-à-dire jusqu’à une dizaine d’heures après le stockage !

Une telle invention peut avoir son importance au moment où il est de plus en plus question d’éviter les pertes énergétiques et le besoin de faire des économies. Les travaux de l’équipe de Jeffrey Grossman du Massachusetts Institute of Technology (MIT) vont donc dans ce sens, des recherches ayant fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Communications le 13 novembre 2017.

Le fait est que le système mis au point n’a pas besoin d’isolation pour stocker l’énergie thermique. Un tel stockage nécessite habituellement l’utilisation d’un matériau à changement de phase (MCP) comme la cire, qui absorbe la chaleur en se liquéfiant et la rejette seulement quelques instants plus tard en se solidifiant. Les chercheurs américains ont introduit des molécules à base d’azobenzène dans un autre matériau de ce type afin d’augmenter son pouvoir de conservation de la chaleur.

Ainsi, le système mis au point est capable de conserver l’énergie thermique durant 10 heures et ce même si le matériau se retrouve refroidi à 10 °C en dessous de son point de fusion. Le matériau MCP en question est en réalité exposé à la lumière UV. Ceci permet de changer la forme des molécules d’azobenzène pour en faire un liquide et donc, de garder la chaleur intacte durant un tel laps de temps. Pour retrouver la forme initiale, il suffit de réexposer le tout à la lumière UV.

Changement d’état du MCP
Crédits : Inverse

Comme l’indique Jeffrey Grossman, « la chaleur quitte alors le MCP d’une manière qui dépend de facteurs comme son taux de solidification ou son environnement ». Côté applications, il est possible d’imaginer le chauffage différé de locaux grâce au stockage de la chaleur des machines en activité.

Sources : InverseScience & Vie