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Le SMPO, syndrome rarissime qui rend les hommes malades après avoir joui

Crédits : iStock

Après l’orgasme, nous sommes envahis d’une multitude de sensations agréables, entre détente, satisfaction et plaisir. Mais pour une poignée d’hommes sur Terre, atteints du SMPO, un syndrome rarissime, jouir est synonyme de début de calvaire.

Si l’éjaculation provoque chez l’homme des sensations de plaisir intense, tel n’est pas le cas pour les quelques hommes atteints du SMPO, le syndrome de la maladie post-orgasmique. C’est même l’inverse qui se produit pour ceux-là puisqu’après la jouissance vient la maladie. Ce phénomène rarissime a été décrit dans la littérature médicale pour la première fois il y a seulement 15 ans. Depuis, on ne compte qu’une quinzaine de cas recensés.

L’étude de ces différents cas permet aux chercheurs en biomédecine de publier un article dans la revue Sexual Medicine Reviews. On y apprend notamment que les symptômes diffèrent d’un homme à l’autre et peuvent se manifester des manières suivantes : démangeaisons ou brulures des yeux, congestion du nez, sécheresse ou douleurs à la gorge, migraines ou encore douleurs ou tensions musculaires.

Pour tous les hommes étudiés, ces symptômes apparaissent de manière quasi systématique, entre quelques secondes et quelques heures après l’orgasme, et durent entre deux à sept jours. Pour la moitié d’entre eux, ces symptômes se sont manifestés dès le premier orgasme, pour l’autre moitié, seulement à l’âge adulte. De nombreux hommes atteints de ce syndrome voient leur vie et leur bien-être totalement affectés par celui-ci, puisque nombre d’entre eux ont choisi d’éviter la stimulation et les relations sexuelles.

Identifier les origines de ce phénomène reste très difficile. Certaines études évoquent une réaction allergique, ou une réaction auto-immune, suspectant qu’un composé spécifique du sperme en soit la cause : une substance produite par la prostate, relaye Motherboard.

Mais d’autres scientifiques proposent une autre hypothèse, puisque cette variété de symptômes s’apparente à un sevrage aux opioïdes. En effet, pendant l’orgasme, des substances chimiques sécrétées par le cerveau sont libérées dans le corps, et parmi elles, des opioïdes. C’est cela qui nous procure cette sensation d’extase. Ainsi, ces hommes atteints de SMPO pourraient avoir des récepteurs d’opioïdes défaillants. Leur cerveau en consommerait ainsi plus que la normale, expliquant l’apparition de ces symptômes une fois l’orgasme terminé.