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Comment rendre l’industrie du Bitcoin plus respectueuse de l’environnement ?

Crédits : MaxPixel

Si le Bitcoin et autres cryptomonnaies sont par définition virtuelles, la pollution engendrée par leurs activités sont en revanche bien réelles. Une société basée en Autriche propose un peu d’écologie dans ce système.

Le Bitcoin pollue, il s’agit d’un fait indéniable. Cette cryptomonnaie existante depuis 2009, comme les autres qui ont suivi, est basée sur un système de transaction se passant d’un intermédiaire de type banque, c’est ce que l’on appelle la Blockchain. Afin de vérifier ces transactions, le système repose sur cette blockchain et donc sur certains utilisateurs qui mettent leur puissance de calcul informatique à contribution (minage). Cela leur permet de prendre une commission sur la transaction.

Cependant, l’activité du Bitcoin et des autres cryptomonnaies a fortement augmenté durant la dernière décennie à tel point qu’aujourd’hui, près de 300 000 transactions sont effectuées chaque jour et que la montée du cours du Bitcoin ou d’autres comme l’Ethereum, incite de plus en plus de personnes à s’y intéresser. Ainsi, la consommation énergétique, et donc les émissions de GES liées à cette activité, crève les plafonds, surtout que des fermes de minage ont vu le jour, contrôlées par des sociétés dont c’est la principale activité.

La société Hydrominer basée en Autriche est unique en son genre. En effet, cette dernière propose un « minage vert » utilisant de l’énergie produite dans les Alpes via l’hydroélectricité. Hydrominer promet un minage moins onéreux que le prix moyen en Europe et lui permet de rester en compétition avec les fermes chinoises omniprésentes.

Une autre solution peut être mise en place. Actuellement, la protection des transactions repose sur du « proof of work », une opération informatique exigeant une certaine puissance de calcul afin d’exécuter la chaîne des algorithmes de hachage. Ainsi, il serait intéressant de basculer le tout sur du « proof of stake », une autre mesure qui permettrait de générer des Bitcoins (si l’on en a déjà) sans gaspiller d’énergie. Celle-ci consiste simplement à demander à l’utilisateur de prouver qu’il détient beaucoup de cryptomonnaies avant de pouvoir assurer la validation d’autres blocs vérifiant les transactions. En effet, plus vous possédez de Bitcoins, moins vous avez envie de les voir disparaître et donc, ceci représente un gage de sérieux de votre part.

Quoi qu’il en soit, il apparaît quelque peu urgent de mettre en place une façon de limiter les pollutions liées aux cryptomonnaies, surtout que le Bitcoin a récemment passé la barre des 10 000 dollars avant de retomber et que les prévisions indiquent une prochaine hausse.

Sources : MashableGreen IT