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Des fossiles orphelins retrouvent leurs parents après un demi-milliard d’années

Crédits : Université de Bristol

Tout le monde veut être avec sa famille pour Noël. Grâce à une technologie de pointe, des petits fossiles orphelins depuis l’aube de l’évolution ont pu rejoindre leurs parents à temps, un demi-milliard d’années plus tard.

Pendant des décennies, les paléontologues ont été intrigués par des fossiles microscopiques de Pseudoides, plus petits que les grains de sable. Ces fossiles sont restés conservés au premier stade de développement embryonnaire, figés dans le temps par les processus miraculeux de fossilisation, transformant leurs cellules spongieuses en pierre. Une équipe de paléontologues de l’Université des Sciences de la Terre de Bristol et de l’Université de Pékin ont récemment examiné ces petits embryons aux rayons X, pour finalement les relier au stade adulte d’un autre groupe de fossiles, trouvés il y a longtemps dans les mêmes roches.

Ces membres de la famille perdus depuis longtemps sont des ancêtres microscopiques des méduses modernes. « Nous n’aurions pas pu réunir ces anciens membres de la famille sans l’incroyable technologie qui nous a permis de voir à l’intérieur des corps fossilisés », note Philip Donoghue, de l’Université de Bristol. L’équipe s’est ici appuyée sur le Swiss Light Source, un gigantesque accélérateur de particules situé près de Zurich, en Suisse, pour « imager » l’intérieur des fossiles.

« Ces fossiles ne nous disent pas comment les animaux complexes ont évolué, mais ils donnent un aperçu de la façon dont l’embryologie des animaux a évolué », note Luis Porras, qui a participé à l’étude. « Les embryons de méduses vivantes se développent habituellement en des larves étranges ressemblant à des aliens qui se métamorphosent en adultes ressemblant à des anémones avant la phase médiane finale. Les pseudo-encéphalites ont fait les choses différemment et plus efficacement, se développant directement de l’embryon à l’adulte ».

Toujours est-il que ces embryons de Pseudoides ont été réunis avec leurs parents, juste à temps pour Noël.

Vous retrouverez les détails de cette étude dans les Actes de la Royal Society B.

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