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Des chevaux zébrés parcouraient l’Amérique du Nord durant la dernière période glaciaire

Haringtonhippus francisci au Yukon, au Canada, au cours de la dernière période glaciaire. (Illustration © Jorge Blanco)

Une équipe internationale de chercheurs annonce la découverte d’un genre auparavant inconnu de chevaux éteints qui parcouraient l’Amérique du Nord durant la dernière période glaciaire.

Un nouvel examen ADN d’ossements fossilisés découverts dans des cavernes naturelles, des grottes et des champs aurifères au Wyoming, au Nevada et au Yukon suggèrent que ces chevaux à museau mince et à ossature légère n’étaient finalement pas apparentés à l’âne sauvage asiatique ou à l’onagre, ni même à une espèce distincte du genre Equus, qui comprend les chevaux vivants, les ânes et les zèbres. Ces nouveaux résultats, publiés le 28 novembre dans le journal eLife, suggèrent en effet que ces chevaux sont d’un genre nouveau. La nouvelle espèce vient d’être baptisée Haringtonhippus francisci.

Son nom lui a été donné en l’honneur du paléontologue Richard Harington du Musée canadien de la nature à Ottawa. Ce scientifique a consacré sa carrière à l’étude de la faune de la dernière période glaciaire. C’est lui qui mit au jour les premiers fossiles de cette espèce au début des années 1970. L’espèce, selon l’étude, aurait divergé du tronc principal de l’arbre généalogique du genre Equus il y a environ 4 à 6 millions d’années. Haringtonhippus francisci était par ailleurs très répandu en Amérique du Nord, vivant aux côtés des populations d’Equus, durant la dernière période glaciaire, jusqu’à il y a environ 17 000 ans.

À la fin de cette période, les deux groupes de chevaux ont disparu du continent, à l’instar d’autres grands animaux comme les mammouths laineux et les tigres à dents de sabre. Bien qu’Equus ait survécu en Eurasie après la dernière période glaciaire, conduisant finalement à l’avènement des chevaux domestiques, Haringtonhippus, lui, n’a pas eu cette chance, se retrouvant dans une impasse évolutive.

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