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À quelle fréquence devrions-nous laver nos draps ?

Crédits : JayMantri/Pixabay

Nous passons plus d’un tiers de notre vie au lit, et cet endroit peut rapidement se transformer en un « parc botanique » de bactéries et de champignons, selon Philip Tierno, microbiologiste à l’Université de New York. Mais alors, à quelle fréquence devrions-nous laver nos draps ?

Il existe dans les plis de nos draps un monde microscopique, invisible qui ne demande qu’à prospérer, et parfois nous rendre malades. Les humains produisent naturellement environ 26 gallons de sueur au lit chaque année. Quand il fait chaud et humide à l’extérieur, cette humidité devient ce que les scientifiques appellent un « milieu de culture fongique idéal ». Une étude récente, qui évaluait le niveau de contamination fongique de nos draps, suggérait que nos oreillers pouvaient contenir entre 4 et 17 espèces différentes de champignons, auxquels s’ajoutent des bactéries qui proviennent de votre sueur, des cellules de la peau et des excrétions vaginales et anales. Vous partagez également votre lit avec des microbes étrangers.

Ceux-ci comprennent les squames animales, les débris d’acariens et les matières fécales, pour n’en nommer que quelques-uns. Cette véritable « litière » nous expose ainsi à des matériaux postés si près de notre bouche et de notre nez que nous sommes quasiment obligés de les respirer. Pour endiguer cette « marée invisible », le microbiologiste Philip Tierno conseille ainsi de laver nos draps une fois par semaine. « Même si vous n’avez pas d’allergies en soi, vous pouvez avoir une réaction allergique », explique le chercheur, interrogé par Business Insider.

Une à deux semaines de débris accumulés peuvent en effet laisser quelqu’un avec une gorge irritée — en particulier celles et ceux qui souffrent d’allergies ou d’asthme. « Si vous avez touché du caca de chien dans la rue, vous voudriez vous laver les mains », explique-t-il. « Considérez cela comme analogue à votre literie. Ainsi dites-vous simplement : “Est-ce que je veux vraiment dormir là-dedans ?« .

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