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Le techno-progressisme pour une égalité face au transhumanisme

Crédits : iStock

Les techno-progressistes adoptent une position de soutien actif pour la convergence du développement technologique et du progrès social. Ainsi, loin des extravagances des grands marchands de ce monde, les techno-progressistes espèrent une société transhumaniste mais égalitaire entre tous les êtres humains.

« Si le transhumanisme porte l’idée que les nouvelles technologies peuvent améliorer la condition de l’Homme, le techno-progressisme, lui, veut incorporer à ce projet une réflexion sociétale » explique Didier Coeurnelle, vice-président de l’Association Française Transhumaniste (AFT), pour Mashable.

Les techno-progressistes adoptent une posture fidèle au texte des valeurs du transhumanisme techno-progressiste, stipulant par exemple que « l’objectif n’est pas d’atteindre un utopique « Homme parfait » […] mais de poursuivre indéfiniment l’idéal de la perfectibilité humaine ». Ces derniers estiment que certains transhumanistes prônent une vision très individualiste de cette notion mais qu’il est préférable de « réfléchir aux enjeux du transhumanisme en des termes de vivre ensemble. »

Les transhumanistes purs et durs ont une vision bien définie de l’amélioration de l’être humain par la technologie, rêvent d’immortalité et ont leur conception de l’alimentation du futur. Cependant, cette notion fait l’objet de nombreux business et s’affranchit souvent des questions éthiques. Les techno-progressistes veulent quant à eux modérer le transhumanisme et permettre sa réglementation par des autorités démocratiques et responsables légitimes afin de s’assurer que les coûts, les risques et les bénéfices sont tous partagés équitablement.

La plupart des techno-progressistes estiment que la technologie peut apporter une meilleure démocratie, une plus grande équité entre les hommes et, par conséquent, moins de tensions et de violences. Ils sont nombreux à suivre les recommandations de James Hughes et sa thèse sur la « biopolitique » ainsi que celles de Donna Haraway avec sa théorie du cyborg.

Sources : MashableReporterre