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Ce papier peint vivant génère de l’énergie !

Crédits : Imperial College London

Des chercheurs britanniques ont mis au point une sorte de papier peint organique capable de générer de l’électricité. Il s’agit d’un produit révolutionnaire et bien vivant.

Et si votre prochain papier peint pouvait créer de l’électricité ? L’idée a été appliquée par une équipe de chercheurs britanniques de l’Imperial College London, dont les résultats ont fait l’objet d’un communiqué publié le 6 novembre 2017. Ce papier peint nouvelle génération est révolutionnaire dans la mesure où celui-ci a la propriété de pouvoir reproduire le processus de photosynthèse.

En effet, le support contient des cyanobactéries (ou algues bleues), des bactéries photosynthétiques qui, comme les plantes, synthétisent leurs molécules organiques grâce à la lumière du soleil. Selon les chercheurs ayant mené ces recherches avec succès, un simple carré de ce papier peint est capable de générer assez d’électricité pour alimenter une horloge ou une ampoule LED.

Ainsi, il est possible de choisir le motif désiré puis d’imprimer plusieurs milliards de cyanobactéries sur des circuits conducteurs d’électricité composés de nanotubes de carbone. Les électrons générés seront conduits vers un seul et même point afin d’être récoltés. En somme, il est possible qualifier cette invention de « cellules photovoltaïques organiques à base de papier ». En revanche, le choix des couleurs est restreint, il faudra alors apprécier le vert et cela est bien normal puisque les algues resteront vivantes !

Crédits : Imperial College London

Selon les porteurs du projet, les applications de ce procédé pourraient être très variées. Andrea Fantuzzi, principal meneur des recherches, ces cellules « pourront être utilisées pour construire des systèmes d’alimentation électrique jetables et biodégradables. Leur faible puissance de sortie les rend plus adaptées aux appareils et aux applications nécessitant une faible quantité d’énergie, comme des systèmes de détection environnementaux et les biocapteurs. »

En revanche, celles-ci ne pourront pas entrer dans un dispositif de production d’énergie solaire à grande échelle. Andrea Fantuzzi poursuit en évoquant la possibilité de « capteurs jetables sur papier peint » pour une application en médecine, permettant par exemple de surveiller « les indicateurs de santé tels que les niveaux de glucose dans le sang chez les patients atteints de diabète ». Facilité d’utilisation, coût faible, impact réduit sur l’environnement et recyclage possible sont des atouts qui pourraient éventuellement séduire les pays en développement.

Sources : InhabitatConsoglobe