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Si l’astéroïde avait frappé ailleurs, les dinosaures seraient probablement toujours là

Crédits : iStock

Une récente étude suggère que l’astéroïde responsable de l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années n’avait qu’une chance sur 10 de déclencher une extinction massive au moment où il frappait la Terre. À quelques minutes près les dinosaures auraient pu survivre à l’impact, et être encore présents aujourd’hui.

L’Univers est une mécanique céleste bien huilée, tout est en mouvement. Mais il arrive parfois des accidents. Il y a 66 millions d’années, les dinosaures en faisaient les frais. Un gros morceau de roche qui voguait tranquillement dans la ceinture aura été détourné pour finir sa route sur notre planète, au large du Mexique. L’explosion, équivalente à 10 milliards de bombes atomiques, n’aura laissé quasiment aucune chance à ceux qui évoluaient à l’époque ; 75 % des vivants furent anéantis. Les dinosaures furent les premières victimes, rejoints ensuite par les créatures marines, les plantes et les micro-organismes. Une telle frappe ne se produit qu’une fois tous les 100 millions d’années. Et un nouveau rapport controversé suggère que cet impact était un coup exceptionnellement improbable.

Dans un article publié jeudi dans la revue Scientific Reports, deux chercheurs expliquent en effet avoir calculé que cet astéroïde avait à peine plus d’une chance sur 10 de déclencher une extinction massive au moment où il frappait la Terre. Il suffit parfois d’un rien pour que le monde bascule. À quelques minutes près, voire à quelques secondes près, l’avenir de notre planète aurait pu être complètement chamboulé, la rotation de notre planète ayant changé la donne. Selon le paléontologue Kunio Kaiho, de l’Université de Tohoku, et Naga Oshima, chimiste atmosphérique à l’Institut japonais de recherche météorologique, l’astéroïde a en effet frappé la Terre au pire endroit possible, là, disent les chercheurs, où de vastes réservoirs de pétrole brut et d’hydrocarbures étaient cachés sous une mer peu profonde, attendant d’être incendiés.

Les hydrocarbures et les roches vaporisées, notamment le gypse, auront ensuite eu raison du vivant. Les nuages toxiques ont ensuite embrasé le ciel, bloquant les rayons du Soleil. La photosynthèse n’opéra plus, menant les animaux à mourir de faim. Il y a 66 millions d’années, seulement 13 % de la surface de la Terre contenait suffisamment de matière organique pour produire cette suie apocalyptique, concluent les auteurs de cette nouvelle étude. Si l’astéroïde avait frappé un peu plus tôt ou plus tard, plutôt que s’abattre en mer peu profonde, il aurait pu tomber dans profondeurs de l’océan, ce qui aurait signifié bien moins de roches vaporisées.

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